26/02/2009

La campagne de la FGTB

Slogan : "Le capitalisme nuit gravement à la santé". C'est la première fois qu'on remet directement le capitalisme en cause. Par là, ..."le syndicat socialiste milite en faveur d'une réforme du système". (Le Soir du 26 février 2009). c'est un bon début : l'on reconnaît, en effet, que le capitalisme est un système, c'est-à-dire que c'est quelque chose de concret, différent du socialisme, du libéralisme, de l'humanisme, du centrisme, et tous ces trucs en "isme" qui ne sont que des théories qui se veulent explicatives du système lui-même sans d'ailleurs y parvenir. Mais on doit rapidement déchanter en lisant la suite du communiqué : "parmi les propositions figure un contrôle renforcé des banques, une nationalisation du secteur de l'énergie, la création d'un pôle bancaire public et une réduction massive et collective du temps de travail".(Ibidem).

Bref, il n'y aura rien de changé : on essaie d'aménager le dit capitalisme en ruine, mais il restera fondamentalement "le capitalisme".

Bis repetita placent. Répétons donc encore une fois ce qu'est le capitalisme. C'est un système et même un système économique. On admet généralement qu'il est fondé sur le droit de propriété. Alors, allons voir ce qu'en dit le Code civil : les articles 544 à 548 sont particulièrement explicites ; avec la concision extrême qui caractérise tous ses articles, le Code nous donne le fonctionnement du capitalisme.

Prenons directement l'article 546 dont nous extrayons l'essentiel : ".. la propriété d'une chose donne droit sur tout ce qu'elle produit...". Les "choses" qui produisent, ce sont les ressources naturelles ou matières premières. Maic ces "choses" ne produisent pas spontanément : pour cela, il leur faut du travail humain. De celui-ci, le Code ne souffle mot, sauf à l'article 548 : "Les fruits produits par la chose n'appartiennent au propriétaire qu'à la charge de rembourser les frais des labours, travaux et semences faits par des tiers". Les tiers en question , ce sont les "travailleurs".

Le capitalisme est un système. Quel système ? Un système de répartition de la production, répartition dont le critère est le droit de propriété. Alors, en droit c'est-à-dire d'après le Code civil, la répartition est vite faite : toute la production appartient aux propriétaires aussi bien ceux des matières premières que ceux des moyens de prodution, c'est-à-dire de tous les patrons. Marx s'était demandé comment les patrons enlevaient aux travailleurs le fruit de leur travail, et il a vainement cherché une "valeur travail", c'est par ce petit bout de Code. Mais Marx était un allemend chassé de son pays par la liberté d'opinion qui y régnait, il n'était pas censé connaître le Code civil.

En réservant ainsi toute la production à une petite minorité, le capitalisme est tout à fait immoral, pour ceux que cette immoralité ne choquerait pas, rappelons que ce mot veut dire aussi contraire à l'Ordre naturel ; ce qui est contraire  l'Ordre naturel est un désordre. par conséquent, le capitalisme est un facteur de désordre et tous ceux qui le soutiennent, soit par leur "science", soit par leurs opinions politiques sont des facteurs de désordre, des fauteurs de troubles.

Il importe donc de toute urgence de restaurer l'ordre dans le monde en instaurant le système préconisé par Jacques Duboin sous le nom d'économie distributive de l'abondance. Pour cela, il suffit d'une simple réforme monétaire (problème à l'ordre du jour d'ailleurs) ; la monnaie doit être la représentation exacte de la production et être répartie entre tous les hommes.

 

17:47 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2009

Activer les chômeurs !

C'est de ce problème qu'est venu parler hier à l'émission matin première de la Rtbf le ministre du gouvernement flamand Vandenbroucke ; c'est un sempiternel refrain des politiques aussi bien au nord qu'au sud du pays.

Pourquoi faut-il activer les chômeurs ? Pour qu'ils aient un revenu voyons, et qu'ayant un revenu, ils paient des taxes à l'Etat dont ils soulagent en même temps la lourde charge que constitue le poids du chômage ; donc bénéfice pour tout le monde. Evidemment, le minitre en question n'est pas un lecteur assidu de ce blog. Sinon, il aurait appris, par une lecture attentive de notre post du 21/12/2004, que les hommes ne travaillent pas pour de l'argent mais pour transformer en produits consommables les matières brutes de la nature, que ces produits consommables sont d'une importance vitale pour eux, que par ailleurs, la nature est un partenaire obligé de l'homme au travail et que s'il n'a pas accès à la nature, l'homme est incapable de travailler ; or, dans un système économique où toutes les ressources appartiennent de droit à une petite minorité d'hommes, la grande majorité n'a pas accès à la nature sauf si la dite minorité a besoin d'eux pour mettre en valeur leurs immenses propriétés. IL aurait appris, en outre, que la machine est un compétiteur très sérieux de l'homme : elle effectue le travail beaucoup plus vite et avec plus de précision que l'homme.

"Les yeux ouverts" a écrit Jacques Duboin : c'est bien cela, il recommande aussi bien aux économistes qu'aux politiques de regarder la réalité en face au lieu de se complaire dans leurs théories nébuleuses et de jeter des brouillards de plus en plus épais sur l'économie, ce phénomène dont il ne savent rien parce qu'ils ont décidé qu'il ne consistait qu'en flux monétaires, lesquels sont bien mis à mal par la crise actuelle. La vérité est que les chômeurs ne sont plus d'aucune utilité pour la classe dominante : elle n'en a plus besoin !! Dès lors, si elle n'en a pous besoin, elle ne doit plus les payer !!! et, ma foi, si l'Etat estime de son devoir de le faire, tant mieux pour les chômeurs parce qu'un proverbe dit qu'en affaire on ne fait pas de sentiment....

Triste sytème économique.

 

 

16:32 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/12/2008

Tout va très bien, n'est-ce pas

Il est plus que temps de prendre conscience de ce que le système économique dit capitaliste est une grossière erreur tant de la part des "scientifiques" aveuglés par les théories d'Adam Smith que dans l'action économique. Nous l'avons déjà dit : ce système devrait s'appeler "propriétarisme" parce qu'il est fondé sur le droit de propriété. Mais quel que soit son nom, ce système est mauvais parce qu'il est contraire à l'Odre naturel ; celui-ci consiste dans le respect de toutes les finalités des êtres de la nature ; nous avons montré dans notre site web (le seul moyen que nous avons de nous faire entendre, soit dit en passant ), dans sa partie philosophique que toutes les finalités de la nature convergent vers l'homme, vers le plus-être de l'homme, c'est-à-dire aussi vers son bien objectif.

Il y a donc une finalité objective de l'économie qui est de satisfaire les besoins humains, c'est-à-dire les besoins de tous les hommes : le capitalisme-propriétarisme échoue dans cette réalisation, car de l'aveu même des économistes, il ne peut satisfaire que les besoins solvables. Est donc, pour eux, une bonne économie  celle qui satisfait les besoins solvables, c'est-à-dire les besoins des très riches ou de ceux qui ont encore la chance d'occuper  un emploi rémunérateur. D'où il résulte immédiatement une politique très chère aux hommes politiques, à savoir celle du plein-emploi ; en effet, dit-on, si chacun travaille et travaille le plus longtemps possible, chacun rentrera dans la catégorie solvable et "voilà pourquoi votre fille est muette".

19:03 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/10/2008

Crise financière

Les banques sont en déroute : la principale banque du pays était, paraît-il, au bord de la faillite ! alors, Leterme, n'écoutant que son courage bien flamand, est sorti brusquement  de la léthargie qui le frappait depuis 21 mois, pour fonder, avec le néo-libéral profond qu'est Reynders, le néo-communisme : l'intervention à-tout-va du pouvoir politique pour nationaliser la dite banque.

Le titre de ce post est "crise financière" ; pourqoi financière ? parce que une observation très superficielle des faits nous montre que ce sont les banques qui y sont impliquées : on parle de "capitalisme financier", auquel succèdera vraisemblablement un "capitalisme éthique" ( ce sera quelque chose de curieux à observer !) ou pourquoi pas un capitalisme lunaire ou spatial tant qu'on y est. Cela montre l'ignorance totale dans laquelle on se trouve de ce que peut être l'économie et ses composantes.

Que faudra-t-il comme catastrophe pour que l'on comprenne enfin que le capitalisme est une monumentale erreur humaine.

A quoi sommes-nous donc soumis que nous devions endurer ainsi les assauts de "baisses de la conjoncture" ou les fantaisies de "la main invisible" d'Adam Smith ? Des mots "savants" qui ne veulent rien dire du tout.

De quoi donc devons-nous ainsi subir le joug ? Des affameurs du peuple de Marx, des milliardaires , des "patrons" ?

Non, du joug d'un petit article du Code civil : le 546 qui dit, entre autres choses qui ne sont que de peu d'importance, ceci : "la propriété d'une chose donne droit sur tout ce qu'elle produit..." Et alors ? Bonne question parce que cet article n'a jamais frappé aucun ci-devant docteurs en droit. Parce que l'économie, c'est pas leur truc ; ni les économistes, parce que le droit, c'est pas leur truc non plus.

Maix nous, c'est notre truc parce que nous savons des "choses" qu'ils ne savent pas ou ne veulent pas savoir, peut-être : nous savons par exemple, que le travail ne sert pas à gagner de l'argent (voir les politiques de l'emploi et l'activation des chômeurs ) mais qu'il sert à transformer les matières brutes de la nature en produits consommables qui ne servent pas à être vendus, mais à satisfaire les besoins humains. Donc la chose qui produit, ce sont les ressources naturelles de la planète.

Et ce petit article du Code civil nous dit que leur propriété donne automatiquement droit aux produits consommables qui sont indispensables à l'homme pour survivre, vivre et se développer. Marx s'est demandé comment les patrons arrivaient à détourner à leur profit le travail des "travailleurs" et il a cherché, en vain, la formule de la valeur-travail. Eh bien, herr Marx, allemand réfugié en Belgique pour échapper à la liberté d'opinion en vigueur dans son pays, ne connaisait certainement pas le Code civil.

Le capitalisme est, comme nous l'avons déjà dit, un système de répartition de la production basé sur le droit de propriété privée ; l'article 546 fait la répartition tout de suite, vite fait bien fait, la production appartient , de droit, aux  propriétaires des ressources naturelles et à leur sous-traitantss que sont tous les patrons de la Terre. En violation du droit naturel de tous les hommes à la vie et, par conséquent, aux moyens de vivre.

12:23 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2008

Rappel des fondamentaux de l'économie.

Les idées exprimées en ces temps de crise montrent que, dans ce domaine, on n'en est nulle part. Ces fondamentaux, sans lesquels il n'est pas possible de comprendre quoi que ce soit à l'économie, les voici :

     1) les hommes vivent sur la Terre

     2) où ils ne peuvent survivre, vivre et se développer qu'en utilisant les ressources que la planète met à leur disposition

     3) les hommes vivent en société

     4) les hommes travaillent  en société

     5) le résultat de leur travail sont les produits consommables

     6) du fait même que les hommes travaillent en société, ces produits consommables doivent être considérés comme un produit social car il est impossible de déterminer, sinon arbitrairement, la part exacte que chacun a prise à son élaboration , c'est un produit qui n'"appartiendrait" à personne sauf à la société ; mais ce n'est pas la société qui a des besoins, mais les hommes qui la composent : par conséquent, il est nécessaire d'individualiser ce produit social, c'est-à-dire de le répartir entre les hommes

     7)ceci nous montre que ce n'est pas d'argent dont les hommes ont besoin, mais de produits, que le véritable richesse qu'il faut produire et distribuer, ce n'est pas l'argent, mais les produits et les produits de la production finale, c'est-à-dire celle destinée aux individus.

     8) nos moyens techniques actuels nous permettent de produire à l'infini, ce qui n'est ni possible, ni nécessaire, mais de les produire en quantité suffisante pour satisfaire les besoins de tous les hommes

     9) ce que Jacques Duboin  reproche au propriétarisme (capitalisme), ce n'est pas de produire, mais de ne pas savoir distribuer ce qu'il produit, qu'il ne produit que par à-coups, non pas à cause d'une vague "conjoncture", mais parce qu'il ne produit que pour la seule classe minoritaire des propriétaires : les autres hommes sont instrumentalisés, en négation totale de leur nature qui est d'être des finalités en soi, et non de simples finalités d'usage qu'on rejette dès qu'on n'en a plus besoin

    10) le capitalisme est un mauvais choix humain, une mauvaise action humaine parce qu' en contradiction avec l'Ordre naturel : il est un désordre en soi qui ne peut amener que d'autres désordres qui culminent finalement dans la guerre, solution indigne d'hommes civilisés.

A bon entendeur, salut !

voir nos posts précédents: du 21 et 23/01/2005

12:21 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/09/2008

Cahin-caha

Et le capitalisme de continue son bout de chemin cahin-caha : la croissance diminue, le pouvoir d'achat de même, on prévoit ou on ne prévoit pas de récession, le nombre de personnes qui se situent sous le seuil de pauvreté diminue, on est en train d'affamer les agriculteurs (un comble ! eux qui sont à la source de la nourriture de toute la société ) les syndicats veulent des augmentations de salaires, les patrons n'en veulent pas sous les prétextes le plus variés, etc... tous les intérêts des membres de la société sont divergeants.

Cahin-caha ! c'est comme çà et il faut bien le supporter "parce qu'il n'y a pas moyen de faire autrement" ! nous ne nous sommes pas encore départis de l'idée que l'économie est un phénomène naturel : le capitalisme est un phénomène naturel et contre un phénomène naturel, on ne peut rien faire. Et voilà pourquoi votre fille est muette !! Mais c'est quand même un phénomène naturel spécial parce qu'après 250 ans de science économique, on n'a pas encore pu dénicher l'ombre d'une loi naturelle.

Nous n'avons dès lors plus qu'à nous en remettre aux "idéologies" dont on dit qu'elles ont disparu : le libéralisme qui prône la diminution des charges de l'entreprise, donc de la sécurité des ouvriers et de leurs salaires ; de cette manière, elles pourraient investir, créer de l'emploi et le monde serait sauvé ; le socialisme qui rêve toujours d'un grand soir sans en rêver et qui, actuellement, comme tous les autres partis d'ailleurs, montre ses limites : l'emploi, augmenter le pouvoir d'achat, bref, manque de vision de l'avenir.

En face de ce vide, Jacques Duboin : le capitalisme est vaincu par l'abondance créée par le dévelopement des sciences et des techniques lors de la Révolution industrielle ; le capitalisme est donc un système dépassé, obsolète et il convient de le remplacer. Vous savez par quoi, vous tous qui me faites l'honneur de lire cette chronique.

Nous avons déjà signalé la richesse de sa pensée : il commence son livre "Libération" par ces mots : "si, dès qu'il apparu sur la Terre, l'homme....". En moins d'une dizaine de mots, il nous met devant deux réalités incontournables : la Terre et l'homme. Jacques Duboin a les deux pieds sur la Terre, il examine la réalité dans laquelle nous vivons : il fait de l'homme un acteur de l'économie, un acteur qui n'est pas seul, car il doit tenir compte de l'existence de la Terre, de la nature dans laquelle nous vivons. Plus loin, il dira encore : "..celui qui a demandé à son voisin de venir l'aider à dégager l'entrée de sa grotte obstruée par la chute d'un arbre, celui-là à inventé la coopération." C'est-à-dire qu'il a découvert l'efficacité de la société, société qui est un fait elle aussi car les hommes vivent et travailent en société. Quelle perte d'énergie vitale lorsque, comme le libéralisme le prône en glorifiant l'idividualisme, on ignore systématiquement ce dernier fait.

 

 

11:18 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/06/2008

La pauvreté

"Vous voulez la pauvreté secourue, moi je la veux disparaître." (Victor Hugo cité par le site de "La grande Relève", France)

Le gouvernement et des associations diverses commencent à s'intéresser au "problème" de la pauvreté. Ils se demandent comment il se fait que la pauvreté, non seulement existe, mais augmente : pour un peu, ils diraient que c'est impossible. Toujours est-il qu'ils vont se lancer dans des "études" pour trouver des "solutions".

Le but de cet article est de tenter d'éclairer leur lanterne. Qu'est-ce que la pauvreté ? C'est "n'avoir pas de sous" ou du moins pas assez pour satisfaire ses besoins. Qu'est-ce qui satisfait les besoins humains ? L'argent ? Non, nous venons de le voir dans le précédent post : l'argent n'est qu'un moyen d'acquérir les produits finals de l'économie. Comment sont attribués ces produits ? Par le système économique en vigueur, c'est-à-dire le capitalisme dont le critère de répartition est le droit de propriété (cfr les articles 544 à 548 du Code civil.

La situation est très claire : toute la production appartient de droit aux propriétaires des ressources naturelles, "à charge pour eux de payer les frais occasionnés par les labours, travaux et semences effectués par des tiers".(art. 548)

Les tiers, ce sont tous ceux qui n'ont rien à voir avec la propriété ; quels sont leurs droits ? Aucun droit bien défini, c'est-à-dire qu'ils sont pratiquement livré à l'arbitraire des propriétaires. C'est la raison pour laquelle les syndicats luttent constamment pour obtenir de meilleures conditions de travail, dont la rémunération.

Il ne faut pas chercher loin l'origine de la pauvreté : elle est dans l'injustice fondamentale de notre système économique qui prive la majorité des hommes de l'accés, primo à la nature, secundo au résultat du travail de la société tout entière.

Par conséquent, si l'on veut faire disparaître la pauvreté, il faut changer le système économique et le remplacer par "l'économie distibutive de l'abondance" défini par Jacques Duboin. 

 

 

 

 

 

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