02/04/2013

La mauvaise cote du président

La mauvaise cote du Président.

François Holllande, Président de la République française, possède la plus mauvaise cote jamais enregistrée par un de ses semblables. La raison en est que les Français n’ont pas encore compris la fonction de la politique en économie   : s’attendre à ce que les hommes politiques résolvent la crise qui sévit actuellement,c’est croire en un pouvoir qu’ils n’ont pas. C’est aussi se méprendre sur la nature même du système économique.
Celui-ci, en effet, est semblable à une machine. Une machine est faite pour accomplir une certaine tâche et, pour cela, elle obéit à certaines règles et, si l’on veut lui faire faire autre chose que ce pourquoi elle est faite, c’est peine perdue   : ça ne marchera pas.
Un systéme économique est une institution et une institution n’est pas un phénomène naturel, parce qu’elle est créée par les hommes   : son but est de pérenniser une coutume, une pensée, un moyen d’action. Comment  arrive-t-on à ce résultat   ? En la bétonnant dans une loi.
Cette loi, c’est la loi de la propriété privée ; dans notre Code civil en ses articles 544 à 548. L’article   546 est spécialement clair puisqu’il nous dit entre autres choses : la propriété d’une chose donne droit sur tout ce qu’elle produit.... par conséquent toute la production appartient de droit aux propriétaires des moyens de production ; ceux-ci sont, dans la théorie marxiste, les usines. Mais nous avons déjà vu aussi qu’il faut remonter plus loin que les usines parce que celles-ci aussi sont de fabrication humaine   ; nous devons remonter jusqu’aux matières premières pour avoir un élément naturel. Ce sont donc les propriétaires de ces matières qui sont, de droit, propriétaires de toute. la production.
Mais nous avons vu aussi que la production est le résultat du travail de toute la société et non pas seulement du travail des propriétaires. . Et  le système est ainsi fait que sa finalité n’est pas de satisfaire les besoins humains, mais seulement ceux des propriétaires et, accessoiremnt, les besoins de ceux dont ils ont encore besoin. Et ajoutez à ce fait que les propriétaires ont de moins en moins besoin des hommes pour travailler étant donné le dévelopement techniques des machines qui s’apparentent de plus en plus à des robots ne réquérant plus qu’une main-d’oeuvre minimale. Nous avons appris dernièrement que Apple allait remplacer 1.000 emplois (humains) par des robots. Ceux-ci présentent l’avantage sur les hommes de n’avoir ni femmes ni enfants ce qui diminue d’autant les charges sociales de l’entreprise. Les hommes sont évidemment une lourde charge pour les entreprises, surtout maintenant qu’ils sont syndiqués et réclament constamment de nouveaux droits. Personne ne s’étonne que les ouvriers doivent réclamer à leurs patrons des  droits   qui, s’ils sont légitimes, devraient  leur être accordés d’office.
Dès lors, on peut s’étonner que les hommes politiques  prétendent que les mesures budgétaires qu’ils ont prises et qui sont des mesures d’austérité, vont conduire à la croissance et par conséquent à la prospérité.
Les hommes politiques sont impuissants devant la machine institutionnelle que constitue le système économique, sauf à supprimer les lois qui le fondent, c'est-à-dire les articles 544 à 548 du Code civil. Ce que,naturellement, ils se garderont bien de faire pour ne pas chagriner les gros intérêts, c'est-à-dire les intérêts des 1426 (200 en plus que l’année passée) millardaires que comptent le monde et des millionnaires, ce qui ne forme que 1% de la population mondiale. C’est ce 1% de la population mondiale qui fait la loi en matière économique. Nous avons montré précédemment combien cette loi est injuste et l’injustice se paie par tous les désordres que nous connaissons actuellement.
Pour que la crise s’arrête, il faut revenir à l’Ordre naturel, c'est-à-dire faire en sorte que l’économie satisfasse les besoins de tous les hommes. d’où la nécessité d’établir l’Economie Distributive de l’Abondance précobisée par Jacques Duboin (1878-1976).

15:37 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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