28/02/2013

Conduite de l'économie par la monnaie

La conduite de l'économie se fait d'après la monnaie.
Friedman aurait dit ou déclaré: il n'y a rien de plus important au monde que la monnaie.
Une assertion de plus, entièrement fausse. Ce qui est le plus important au monde, c'est l'homme.
En effet, l'homme occupe le sommet de la pyramide des êtres de ce monde Quelle place occupe-t-il dans les théories aussi bien économiques que politiques ? Pratiquement le néant ! Akexis Carrel avait écrit dans les années 1940/50 un livre intitulé L'homme, cet inconnu. En savons-nous plus de nos jours ? Non et cela malgré le développement des sciences dites humaines qui ne se démarquent pas des sciences naturelles parce que  reposant essentiellement sur l'observation.
Tout ce que l'on sait sur l'homme, c'est qu'il est libre.  La liberté a toujours été le cheval de bataille de l'Occident face au comunisme. Libre que certains interprètent immédiatement comme libre de tout faire, il n'y a pas de limites à la liberté humaine : l'homme est tout-puissant.
C'est encore une fois faux. L'homme est un être limité. La définition d'un être limité est un être qui ne peut se suffire à lui-même ; l'homme,être limité, est essentiellement dépendant de tout son entourage : il est dépendant de la nature et des autres hommes. De la nature parce que celle-ci doit lui fournir sa subsistance et la satisfaction des ses besoins et aussi des autres hommes parce que l'individu est impuissant face aux contraintes sévères que la nature oppose à son travail. Que signifie alors de dire que l'homme est libre ? Tout simplement que contrairement aux êtres de la nature qui sont soumis à des lois naturelles strictes, l'homme possède un pouvoir de décision : quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouve, il peut dire oui ou non.
Dans ces conditions,  dire que l'on peut diriger l'économie par la monnaie relève de la plus haute fantaisie et conduit invariablement aux mêmes erreurs. L'homme ne travaille pas pour gagner de l'argent ; il travaille uniquement pour pouvoir satisfaire ses besoins. mais, dit-on encore, les besoins de l'homme sont infinis. C'est encore une fois faux. Quand nous avons fini de manger, nous avons satisfait notre besoin de manger et nous n'avons plus faim : notre besoin de manger est satisfait. Et il en est ainsi de chacun de nos besoins.
La monnaie ne satisfait aucun de nos besoins. Elle nous aide simplement à acquérir ce qui satisfait nos besoins. Qu'est-ce qui satisfait nos besoins ? C'est la production finale, c'est-à-dire celle qui est destinée aux individus humains ; c'est de produits dont nous avons besoin, de produits consommables, c'est-à-dire de produits que, par notre travail, npus avons extraits de la nature.
Le capitalisme distribue les produits en fonction du droit de propriété. Cette notion est totalement dépassée ; elle n'était valable (et encore) qu'en période de la rareté. Mais le développement des sciences et des techniques a engendré l'abondance des produits et a remisé le droit de propriété des ressources naturelles au rang des vieilleries obsolètes et ridicules : les ressources de la Terre appartiennent à tous les hommes.
Ce qu'il faut maintenant, c'est inventer un système économique capable de distribuer l'abondance. C'est ce qu'a fait Jacques Duboin dont on ne veut même pas parler parce qu'il menace les privilèges des quelques riches que compte l'humanité (1916 millardaires et des millionnaires soit moins de 1% de l'humanité).
Mais nous n'avons pas le choix : Jacques Duboin a retrouvé l'ordre naturel qui doit s'imposer à tous ; car s'écarter de l'ordre naturel, c'est sombrer dans le désordre, un désordre qui aboutira à la guerre, ce qui, dans les conditions dans lesquelles nous sommes, signifiera la fin de l'humanité. Si c'est cela que nous voulons, continuons comme nous le faisons actuellement : et là, au moins le succès  (?) sera au rendez-vous....

17:55 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |