15/08/2012

Le taux de chômage atteint des sommets en Europe

"Le chômage atteint des sommets en Europe". (l'avenir du 7aôut 2012.

Le constat est inquiètant. Dans la zone euro, plus d'un jeune sur cinq était sans emploi en
juin dernier. En Espagne le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse même le 52%. (mêmes références).
Mais le plus inquiètant, c'est que l'on ne trouve pas de solution ; et pour cause, puisqu'on ne peut pas faire autrement (Laurette Onckelings, vice-première-ministre). Et on ne peut pas faire autrement parce que l'économie est un phénomène naturel : comme la Terre qui tourne autour du soleil, comme la loi de la pesanteur : on ne peut rien là-contre, n'est-ce pas ! et la preuve que c'est ainsi, c'est qu'il y a une science économique  et pour qu'il y ait science, il faut nécessairement que l'économie soit un phénomène naturel parce qu'il n'y a de science que d'observation.
Avec des arguments pareils, on va droit dans le mur et quand on va droit dans le mur, on se casse la figure.
L'économie n'est pas un phénomène naturel, mais un phénomène engendré par l'homme, engendré par l'activité de l'homme cherchant à satisfaire ses besoins. Sans hommes, il n'y aurait sur cette planète pas d'économie du tout. Mais il paraît que c'est totalement incompréhensible.
Il y a environ deux siècles s'est produite la Révolution industrielle : celle-ci s'est caractérisée par l'introduction de la machine, résultat des progrès des sciences et des techniques (Jacques Duboin, Libération). Cette machine signifie que la productivité du travail des hommes à été multipliée par 10, par 100, voire par mille. Ce qui signifie qu'il faut de moins en moins d'hommes pour obtenir un résultat donné : que l'on produit beaucoup plus et plus vite et que, comme le dit très bien J. Duboin : l'humanité est  passée de l'ère de la rareté à l'ère d'abondance.... et... les produits abondants ne se vendent pas, ils se donnent.
Nous avons vu, après lui, que l'abondance ruine le système dit capitaliste parce que celui-ci est un système qui, pour durer, exige la rareté et que, pour cette raison, il est totalement incapable de résoudre les problèmes qui se posent, qu'il est donc devenu un système obsoléte, c'est-à-dire un système vieillot, ridicule et boiteux qui ne satisfait que les riches. On ose s'extasier devant la prospérité des biens de luxe : les riches ne connaissent pas la crise, dit-on, ce qui est très vrai d'ailleurs. Mais on ferait bien de réfléchir sérieusement à cette situation soi-disant merveilleuse : le luxe cotoyant la misère a toujours signifié dans le passé la fin d'une époque, pour ne pas dire la fin d'une civilisation. Le printemps arabe pourrait s'étendre....

16:44 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |