14/05/2012

La fête du travail (suite et fin)

La fête du travail (suite)

Quel est le résultat du travail ? Nous l'avons vu dans la définition : des produits consommables. Et la définition complète aurait dû se continuer comme suit : pour satisfaire ses besoins. L'économie, c'est-à-dire le travail de l'homme, a une finalité bien définie : l'homme travaille, en définitive, pourquoi : pour une seule et unique raison : pour satisfaire ses besoins, besoins qui ne sont pas satisfaits spontanément par la nature pour aucun homme. Il en résulte donc automatiquement que le travail est obligatoire pour tous les hommes, ou autrement dit que le travail est une obligation morale pour tous les hommes car pour aucun d'entre eux, la nature ne satisfait spontanément ses besoins. Une obligation morale est une obligation qui nous est imposée par la nature ; une obligation morale est une obligation que tout homme doit s'imposer à lui-même, parce que l'homme est libre : cette liberté signifie que contrairment aux êtres de la nature qui sont soumis à des lois naturelles strictes et n'agissent que lorsque les conditions de leur action sont réunies, l'homme a un pouvoir de décision : quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouve, il peut dire oui, ou non; Mais nous avons déjà vu aussi que s'il ne respecte pas ses obligations morales, il y a des sanctions à la clé dont la plus grosse est le désordre, désordre qui culmine dans la guerre.

L'homme travaille en société. Nous en avons vu la raison : les contraintes naturelles sont trop lourdes pour l'individu. La société peut vaincre les difficultés naturelles en joignant les forces des individus, c'est-à-dire par la coopération. Les hommes travaillent tous les uns pour les autres : c'est ce que Adam Smith a appelé la division du travail, division du travail qui est aussi le premier chapître de son trop célèbre livre sur la richesse des nations, sans aucune autre explication sur le travail : lui non plus ne sait pas ce que c'est que le travail. Puisque l'homme travaille en société, le résultat de son travail, les produits consommables, est un produit social c'est-à-dire, par définition, un produit qui n'appartient encore à personne sauf pourrait-on dire à la société, mais ce n'est pas la société qui a des besoins, ce sont les individus  ; par conséquent, ce produit social doit être individualisé, c'est-à-dire attribué aux individus, réparti entre les individus. Cette répartition sera réalisée par le système économique, en l'occurrence, le système dit capitaliste ou par ler plus précisément le système propriétariste parce qu'il est fondé sur le droit de propriété dont nous avons pu déterminer la nature : le droit de propriété des matières premières. (art. 546 du Code civil définissant le droit d'accession). lLa répartition selon le Code civilest bien vite faite : toute la production, c'est-à-dire toues les roduits consommables appartiennent aux propriétaires des ressources naturlles. L'article 548 apporte un adoucissement au sort des non-propriétaires : "Les fruits produits par la chose n'appartiennent au propriétaire qu'à la charge de rembourser les frais des labours, travaux et semences faits par des tiers.."
Nous avons vu qu'il s'agissait seulement de la loi de l'offre et de la demande ou autrement dit de l'arbitraire des propriétaires. L'injustice érigée en système.

La valeur des produits consommables. Vous avez de l'argent ? Vous avez le doit de consommer. Sinon, ce droit vous est refusé. La mesure de votre droit, c'est l'argent !
La valeur des produits consommables est déterminée par la finalité des produits : ils sont destinés à satisfaire les besoins de hommes : la seule valeur qui peut leur être appliquée, c'est la valeur humaine. Et non pas une valeur monétaire comme dans le système propriétariste (capitaliste). Pour la bonne raison que cette valeur ne tient plus la route dans notre système d'abondance parce qu'elle bloque toute la machine économique. Tous les hommes ont donc droit à ces produits en échange de quelques années de travail seulement. Le chômage est structurel, c'est-à-dire qu'il est engendré par le système éxistant.

La durée du travail. C'est la nature qui nous impose l'obligation de travailler : c'est donc elle aussi qui doit nous dire combien de temps nous devons travailler : nous devons travailler jusqu'à ce que nos besoins soient satisfaits, jusqu'à ce que les besoins de tous les hommes soient satisfaits. La nature ne nous a pas condamnés au travaux forcés à perpétuité.

La rémunération du travail. Qu'est-ce ue la nature nous offre en échange de notre travail ? Des produits consommables. Par conséquent, quelle est la rémunération naturelle du travail ? Ce sont évidemment, les produits consommables. Et avec quoi les treprises tant publiques que privées rémunèrent-elles les travailleurs ? Avec de la monnaie. La monnaie n'est pas naturelle : elle ne se trouve pas dans la nature, c'est une création humaine. Qui, comme toutes les créations humaines doit être soumise à la critique. Nous l'avons fait : la monnaie est la matérialisation du droit de propriété et elle appartient de ce fait aux propriétaires des ressources naturelles qui les distribuent ensuite aux travailleurs pour que ceux-ci viennent leur acheter les produits issus de leur travail

16:14 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |