30/04/2012

La fête du travail



L'année passée, nous avons publié une définition du travail. Qui n'a pas ému ni les politiques, ni les économistes, ni personne. Car, chose curieuse, on ne sait toujours pas ce qu'est le travail. Une consolation pourtant : un sondage a révélé que la majorité des wallons considèrent que la travail est une obligation morale, ce qui rentre bien dans nos catégories. Pour le reste, on est encore dans le brouillard : ainsi, par exemple, on remarque au gouvernement qu'il y a du chômage ; on trouve immédiatement la solution : il faut développer une politique de l'emploi. Et c'est quoi un emploi ? On n'en sait trop rien, mais ce doit être que:que chose du genre : c'est quand on trouve un patron qui veut bien vous payer un revenu parce qu'un revenu, ce n'est pas seulement un revenu pour celui qui le reçoit, mais c'est aussi un revenu pour l'Etat puisqu'il prélève des impôts sur le revenu de celui qui a trouvé un emploi !!!!! Mais dans tout ce charabia, on se demande pourquoi un patron a la bonté de payer à ses travailleurs. On est dans l'abstraction totale dans le plus mauvais sens du terme, c'est-à-dire dans le vide absolu.

Qu'est-ce que le travail ? C'est une action de l'homme sur la nature qui a pour but d'en faire se transformer les matières premières  en produits consommables. (= la définition que nous en avons donnée).Il en résulte
que la nature est le partenaire obligé de l'homme dans le travail. Que l'on empêche, d'une manière ou d'une autre, l'homme d'accéder à la nature et l'homme se trouve dans l'incapacité de travailler. Or, nous avons vu que c'est le droit de propriété privée, base du système capitaliste, qui constitue un des principaux obstacles au travail de l'homme.
qu'est-ce donc que l'homme fait quand il travaille ? Il rassemble les conditions d'action des matières premières. Nous avons d'abord constaté que la nature agit, que les sciences naturelles nous disent comment elle agit : toujours dans les mêmes conditions et automatiquement dès que les conditions sont remplies.
                                                                      a) l'homme doit savoir comment agissent les matières premières. C'est la première condition de           succès
                                                                      car, s'il ne les connaît pas son action sera vaine, donc son travail sera voué à l'échec.
                                                                      b) les matières premières sont inertes c'est-à-dire qu'elles n'agissent pas spontanément, qu'elles sont volumineuses,  pondéreuses et qu'elle sont dispersées à la surface du globe terrestre. Ces propriétés font que, pour les rassembler, il faut les manipuler, les transporter
                                                                      c) ce qui exige de la force, de l'énergie
                                                                      d) énergie nécessaire pour vaincre l'espace
                                                                      e) le temps
                                                                      f) pour vaincre aussi les conditions naturelles : les dénivellations de terrains, les vallées où coulent les fleuves, les rivières voire les ruisseaux, les mers, les océans
                                                                     g) pour respecter les conditions humaines : l'homme est faible (1/10 de cheval-vapeur), il a besoin de repos, sa vitesse de piéton est de 5km à l'heure. L'homme est limité, tous les hommes sont limités, ce qui va rabattre l'orgueil de certains.

Tout ce que nous venons de voir ce sont les contraintes naturelles qui pèsent sur le travail elles sont lourdes et rendent le travail pénible.  Nous ne pouvons donc que constater qu'elles sont trop fortes pour un homme seul, qui livré à ses seules forces, ne pourraient probablement pas survivre.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les hommes ont toujours vécu en société.
Mais, comme nous venons de le voir, les hommes ne se contentent pas de vivre en société, mais ils travaillent aussi en société.
Le travail est donc une activité éminemment sociale. Et que produit-elle ? La définition le dit : des produits consommables qui sont donc aussi un produit social, qui est, par définition, un produit destiné à tous les hommes et non à une minorité d'entre eux. (à suivre)

17:41 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.