13/02/2012

Les a-prioris qui causent le désordre dans le monde


 

1) Il n'est de science que d'observation.

N'est valable pour les sciences naturelles ; Pour une science de l'homme (une vraie science de l'homme différente des sciences humaines) C'est complètement faux parce que l'homme n'est pas soumis aussi strictement à des lois naturelles que les éléments de la nature : il a, de par sa nature, un pouvoir de décision.

2) La science va tout nous apprendre.

C'est le scientisme Théorie développée essentiellement par les travaux d'Auguste Comte (1798-1857). Par "la science " il faut entendre les sciences naturelles uniquement. Même réfutation que pour le 1) ci-avant.

3) On ne peut pas vivre sans argent.

Sous le régime capitaliste, c'est évident. Mais il n'empêche que c'est un sophisme, c'est-à-dire une faute de raisonnement : on prend l'effet pour la cause. L'argent n'est pas la mention principale : il permet simplement d'acquérir les produits consommables et les services dont nous avons besoin pour vivre. L'argent n'est donc pas ce qui nous fait vivre, mais seulement un intermédiaire. Mais, en attendant, c'est lui que les politiques considèrent comme la source de toute richesse et comme la richesse même. Voyez les difficultés financières des Etats et l'impossibilité où ils se trouvent d'y apporter remède. Désordre, parce qu'ils n'apprécient pas correctement les éléments qui sont en cause.

4) Les ressources naturelles sont rares.

C'est faux : les ressources naturelles sont limitées. Seraient rares, les ressources naturelles qui ne permettraient pas de satisfaire tous les besoins humains, entendons surtout par là, les besoins réels et non pas les besoins artificiels créés, par exemple, pour des besoins commerciaux. Mais ces ressources naturelles ne peuvent être employées que pour satisfaire les besoins humains. Or, que voit-on ? Qu'elles sont gaspillées pour fabriquer des choses inutiles comme les armements (1620 milliards$ en 2010) dont nous avons déjà vu aussi qu'ils sont un désordre en soi parce que destinés uniquement à assassiner des êtres humains pour de simples raisons d'Etat. Il s'agit encore tout simplement de l'application d'un précepte romain (d'il y a 2000 ans) ; "Si vis pacem, para bellum" (si tu veux la paix, prépare la guerre).

5) Il est impossible de faire autrement.

Sous entendu, sans tomber sous le communisme dont on sait ce qu'il en est advenu. C'est faux : le communisme initié par Marx reposait sur la violence, violence que le communisme a exercé contre ses propres citoyens pour les maintenir dans une ligne de parti tout à fait arbitraire. L'essentiel du communisme était d'établir le communisme et non de satisfaire les besoins des gens. Mais on perd de vue que le père spirituel du communisme, c'est le capitalisme lui-même. L'économie distributive de l'abondance de Jacques Duboin repose sur la nature des choses.

6) L'homme n'agit que par intérêt personnel.

C'est une vue de l'homme extrêmement pauvre. En réalité, l'homme est un être conscient : il a conscience de son être et par la conscience qu'il a de lui-même, il jouit de son être ; cette jouissance, c'est le bonheur, mais comme son être est limité, l'homme n'a qu'un bonheur limité et celui-ci suscite en lui un désir d'augmenter son être. C'est ce désir qui est le mobile de toutes ses actions.

7) Il faut reculer l'âge légal de la pension de 65 à 67 ans ou il faut obliger les gens à travailler plus longtemps.

Ces propositions témoignent d'une ignorance totale de ce qu'est le travail. Nous avons vu précédemment que me travail était une exigence de la nature à notre égard. Or, qu'est-ce que la nature exige comme temps de travail ? Juste le temps de satisfaire nos besoins. Il faut tout d'abord que l'on vive dans un système économique dont l'unique but est de satisfaire les besoins humains. Or, ce n'est pas le cas du système capitaliste qui ne peut satisfaire que les besoins solvables (la démonstration en est encore faite brillamment de nos jours d'hiver où des besoins vitaux ne peuvent être satisfait que par le recours à la charité publique). En conséquence, si, pour satisfaire les besoins humains, il ne faut travailler que quelques années, la durée de travail exigée par la nature ne sera que ces quelques années. (voir les "40.000 heures" de Jean Fourastié. Cela n'est possible que dans le système préconisé par Jacques Duboin, "l'économie distributive de l'abondance.

8) Les besoins de l'homme sont infinis...

C'est faux : les besoins de l'homme sont peut-être infinis en nombre en ce sens que l'homme tend vers l'Infini, mais chacun des besoins humains est limités : notre besoin de manger est satisfait lorsque nous avons mangé ; mais il va se renouveler ? Bon, d'accord, mais il sera de nouveau satisfait lorsque nous aurons mangé à nouveau, ce qui ne signifie en aucun cas que notre besoin de manger soit infini.

 

 

16:50 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |