20/02/2011

Le peuple se soulève....

Vous êtes évidemment tous au courant des événements dans les pays du Magreb.  c'est l'occasion de se demander comment sont dirigés tous les pays démocratiques, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas des dictatures. Ils sont tous dirigés par des hommes politiques en fonction d'opinions représentées par des partis : en Belgique, par exemple, nous avons des socialistes, de libéraux, des communistes, des écolos, des chrétiens (soit le cdh dont c'était la position première). Les uns et les autres ont leur opinion sur la man!ère de gouverner : les socialistes sont pour les ouvriers, les libéraux pour les entreprises, les communistes pour l'Etat, les écolos pour tenir la nature et le monde propre, le cdh pour tout le monde soit pour une harmonie dans la société. Tous détiennent une part de vérité, mais seulement une part de vérité, par conséquent, nous devons en conclure qu'ils sont tous dans l'erreur parce que la vérité est une : elle est complète ou elle n'existe pas. D'autre part, l'on sait qu'en science, il n'y a pas de liberté d'opinion.

Par conséquent, le règne de l'opinion est le règne de l'ignorance. On ne sait pas comment il faut diriger un pays, on ne sait pas comment il faut diriger le monde dans lequel on vit. On fait donc dans l'à-peu-près. Et il nous faut bien remarquer que le résultat est déplorable. Les partis présentent leur programme aux électeurs lors d'élections libres, programme qui n'est jamais très étoffé surtout ces derniers tempsRigolant, ils se succèdent au gouvernement les uns aux autres et finalement que constate-t-on ? Que leurs réalisations sont les mêmes quels que soient les partis au pouvoir : ils disent détenir le pouvoir ; en effet, ce sont eux qui font les lois, qui les font appliquer et qui punissent les infractions, tout cela à travers des institutions distinctes que sont les parlements et sénat, le gouvernement et le roi, et le système judiciaire. Les hommes politiques croient détenir le pouvoir, mais, en réalité, le pouvoir est détenu par ceux qui détiennent les leviers de l'économie, c'est-à-dire les entreprises et surtout les multinationales, qui, par leur multinationalité, semblent échapper à tout contrôle national. Les hommes politiques ne peuvent rien faire d'autre que de se plier aux contraintes économiques et, plus particulièrement, aux contraintes du système capitaliste que les économistes considérent encore comme un "phénomène" naturel dont il suffit d'observer le fonctionnement pour en déduire les lois naturelles. Il ya à peu près deux cent cinquante ans qu'ils cherchent et ils n'ont encore rien trouvé, ce qui est, en un sens, tout à leur honneur puisque ces lois naturelles n'existent pas.

En effet, tou au long de ces posts, nous avons montré que l'économie était un "phénomène" humain, c'est-à-dire une activité de l'homme. Une activité de l'homme qui, parce que activité de l'homme doit être remise en question pour la simple raison que l'homme est un être libre, c'est-à-dire un être qui, contrairement aux êtres de la nature, n'est pas soumis à des lois  naturelles strictes : quelle que soit la situation dans laquelle, il se trouve l'homme peut choisir et détermniner lui-même son comportement, mais avec un risque à la clé : c'est qu'il peut se tromper.

Et pourquoi peut-il se tromper ? Parce que l'homme, si libre qu'il paraisse, est en fait très dépendant de la nature, de la société et que, ni la nature, ni la société qui n'est autre que l'ensemble des hommes, ne fonctionnent selon ses désirs, ses caprices : la nature et les hommes ont un fonctionnement propre, un fonctionnement qui leur appartient à eux et auquel nous devons nous soumettre parce qu'il y va de notre bien. Tant que nous ne connaîtrons pas ce fonctionnement naturel de la nature, de la société et de l'homme lui-même, il nous sera impossible de nous y conformer. Et toutes les politiques que nous pourrons mener ne nous conduitront qu'au désordre, lequel finit par conduire à la guerre et, étant donné les connaissances que nous avons accumulées, ce risque pourrait être la fin de l'humanité.

Ne pas paniquer, mais y réfléchir très sérieusement. En examinant enfin les propositions de Jacques Duboin (1878-1976) : établir l'Economie Distributive de l'Abondance. C'est, en effet, l'abondance créée par la Révolution industrielle, grâce aux progrès des sciences et des techniques, qui ruine le fonctionnement du système éconopique actuellement en vigueur.

 

17:01 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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