19/07/2010

Et encore et toujours les pensions

Eternel problème, semble-t-il. pourra-t-on encore les payer, or not ? Papa (Michel Daerden) s'est penché savamment sur la question (il a la réputation de trouver de l'argent là où il n'y en a plus ) et nous dit sa solution : on pourra continuer à les payer si on travaille plus tard, donc il faudra travailler plus : il a sans doute oublié, qu'il n'y a pas si longtemps, on a prié les "vieux" quinquas d'aller se faire voir ailleurs et cela à de bonnes conditions, il faut le reconnaître. .La motivation des pouvoirs publics était de faire de la place pour les plus jeunes et pour diminuer le chômage. Maintenant , si on invite les quinquas à devenir septuas voire octuas au travail, je ne sais pas où les jeunes vont aller trouver du travail : ils auront le temps de devenir quinquas avant d'en trouver et alors, on ne les voudra plus parce qu'ils seront trop vieux. Ce n'est pas une solution.
Petit rappel historique pour nos gouvernants, et pour les "savants" mode Molière que sont les économistes qui les conseillent. Evidemment, Elio est docteur en sciences ; alors quand on lui parle de "science économique", il a des frissons de certitude qiu lui parcourent l'échine parce que pour lui la science, c'est la science, point final et qu'il n'a que peu de considération pour les pauvres types qui voudraient remettre en cause la loi de la pesanteur avec laquelle l'économie n'a strictement rien à voir parce que là, c'est l'homme qui est en cause...
Revenons donc à nos moutons et faisons donc ce petit rappel Historique : il y a eu la Révolution industrielle qui n'a été possible que parce que les sciences naturelles ont progressé de manière telle que 90% des savants qu'a comptés l'humanité sont encore en vie aujourd'hui ; autrement dit, les sciences naturelles ont fait des bonds incroyables en très peu de temps ; conjuguée à cette progression, la découverte d'énergies nouvelles, notamment du charbon et du pétrole, ainsi que des moyens de les utiliser : on est ainsi passer à la phase intellectuelle de l'économie, c'est-à-dire à une production telle que n'en avait jamais connue l'humanité. Jacques Duboin nous dit que l'humanité est passée de l'ére de la rareté à l'ère de l'abondance. Chic and tof, il va y en avoir pour tout le monde alors. En effet, un proverbe nous dit : "Abondance de biens ne nuit pas" Pauvre vieux laid proverbe va, qui n'a vu le jour qu'à la période pré-industrielle. Parce que sous le capitalisme, on peut dire pour singer un slogan bien connu, que l'abondance nuit gravement au capitalisme.
En effet, toutes les crises que l'on connaît sont dues à l'abondance des biens, laquelle est incompatible avec le capitalisme est une économie de la rareté : les économistes le disent aux-mêmes : il ne satisfait que les besoins solvables et, en même temps, il distribue d'ailleurs de moins en moins de revenus. Pourquoi ? Mais parce que les machines centuplent le rendement des travailleurs qui les font fonctionner : il faut de moins en moins de travailleurs pour assurer les besoins humains, enfin de ceux qui ont encore les moyens d'acheter les produits qui les sa(isfont. .
Rappelons ce que nous ne nous lassons pas de répéter : le capitalisme est un système économique obsolète, qui a fait son temps (très mal d'ailleurs) et qui n'est plus adapté à notre époque. Hors de cette considération, il n'y a pas de salut : si nous continuons à nous accrocher à cette bouée percée, nous coulerons : notre civilisation disparaîtra dans la barbarie qui est déjà bien présente à notre époque, d'ailleurs.
Les pensions, sous le régime de l'abondance, seront toujours payées parce qu'il y aura toujours des produits tant que la production se poursuivra et celle-ci ne cessera plus tant que tous les besoins humains n'auront pas été satisfaits

18:30 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |