27/05/2010

Crise financière ?

C'est un mauvais diagnostic : ce serait comme un médecin qui diagnostiquerait une grippe alors qu'il s'agitd'une perforation d'estomac ; le sort du malheureux patient ne fait  aucun doute.
Mauvais diagnostic, car on ne prend pas en compte la réalité : il ya trop de lait, il ya trop de sucre, il ya trop de blé, il: y a trop d'hommes pour travailler, il y a trop de tout. Comment appelle-t-on cette situation ? C'est une situation d'abondance et l'abondance est le pire ennemi du capitalisme car, comme le dit si bien Jacques Duboin, "les choses abondantes ne se vendent pas : elles se donnent". Mais dans le capitalisme, on ne donne rien, tout se vend, on peut tout acquérir moyennant "espéces sonnantes et trébuchantes". Mais voilà, à un moment donné, on ne sait plus vendre parce qu'il n'y a plus de consommateurs, entendez par là, qu'il n'y a plus de consommateurs "solvables" et que, d'autre part, ces derniers ont vu leurs besoins entièrement satisfaits, c'est-à-dire qu'ils n'ont plus besoin de rien. Les producteurs doivent vendre à perte, ce qui est le cas des agriculteurs qui ne peuvent pas garder indéfiniment leurs produits ; ils peuvent peut-être supporter cette situation pendant un certain temps mais, si cette situation perdure trop longtemps, ils vont tomber en faillite. Pour les industriels, c'est le même problème sauf qu'ils peuvent constituer des stocks, lorsque ceux-ci s'accumulent, ils "dégraissent" (sic) leur personnel et, ce faisant, ils aggravent leur propre situation, car, c'est autant de personnes qui n'ont plus qu'un revenu de survie et qui, à ce titre, ne peuvent plus acheter que le strict nécessaire.
Ce sont  les quadratures du cercle du dit système, soit des problèmes insolubles et malheureusement, personne ne le voit : il n'y a qu'une solution, disent les politiques fascinés par le mot "science" de science économique : faire ceinture. Mais ce ne sont pas eux qui vont le faire, ni les dirigeants d'entreprises, ni les actionnaires de ces mêmes entreprises ; ce sont toujours les mêmes qui vont devoir "écoper" pour empêcher le navire de couler.
"Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous les deux dans le même trou" (paroles d'évangile , celles-ci ). Malheureusement, en l'occurence, ils ne seront pas les seuls à tomber dans ce trou, ils risquent fort de nous y entraîner tous à leur suite.
 

17:19 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |