31/05/2009

La société.

Dans l'idéologie capitaliste, il manque le "concept" de société : ce qui signifie qu'elle ne tient absolument pas compte de l'existence de la réalité de la société ; il est, en effet, indubitable que les hommes vivent en société et, pour s'en convaincre, il n'est que d'ouvrir les yeux ; en conséquence, il n'y a que l'individu qui compte ; la société devient ainsi une juxtapposition d'individus qui, comme le dit parfaitement Jacques Duboin, doivent chercher leur nourriture comme des animaux. Il ne viendrait pourtant à l'idée de personne de nier la réalité de l'Etat : celui-ci joue pourtant un grand rôle dans la vie des individus car, son rôle théorique est de définir les droits et les devoirs des citoyens ; dans cette optique, il émet des lois (qui ne sont pas naturelles puisque faites par les hommes) qui doivent être respectées par chacun.

Le communisme reconnaissait l'existence de la société, mais malheureusement l'individu devait lui être soumis : il devait d'abord réaliser la société parfaite avant d'en recueillir les fruits.

Le capitalisme est une dictature de la faim tandis que le communisme est une dictature de la société.

Jacques Duboin réalise la parfaite synthèse entre les deux : il reconnaît tout d'abord, le rôle éminent de l'individu par le travail,qu'il soit intellectuel ou manuel, le rôle tout aussi éminent de la nature  sans laquelle, comme nous l'avons déjà vu précédemment tout travail serait impossible et, enfin, le rôle tout aussi éminent de la société dont nous avons vu précédemment que sa présence palliait toutes les faiblesses de l'individu face à la nature.

L'individu qu'il reconnaît est un homme qui est la merveille absolue de la nature : c'est un être limité certes, mais un être conscient ; la conscience est ce mouvement personnel qui jaillit de la richesse d'être de son individualité qui lui fait accepter son donné comme s'il procédait de lui-même. La conscience  est la base de notre connaissance car elle est connaissance de notre être en tant qu'être.

En conséquence, l'économie distributive de l'abondance proposée par Jacques Duboin est l'économie qui doit être, que nous devons établir car elle tient compte de tous les éléments du monde.

11:25 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2009

Pour une Europe sociale ?

Il y a un hic que décidément on ne veut pas comprendre. L'Europe, c'est un pouvoir politique, tout comme nos partis politiques et toute l'organisation qui va avec : ce sont eux qui détiennent le pouvoir, donc, ils "nonka" (pluriel de "niaka") émettre des lois en conséquence et les lois, c'est valable pour tout le monde. C'est qu'en même les politiques qui détiennent le pouvoir , non ? Eh bien, non : ils croient eux-mêmes dur comme fer que c'est le cas ; en réalité, ils doivent se soumettre aux "impératifs économiques" sinon, ils risquent de tout bousiller et on risque de se retrouver "dans un cimetière économique" et il n'est pas possible  d'établir "un paradis social " sur un tel cimetière. Ce devrait quand même être évident pour tout le monde y compris pour les manifestants.

On voudrait faire jouer au capitalisme un rôle pour lequel il n'est pas fait : répétons, encore une fois, (il y a des fois que je me demande si je ne parle pas chinois) que le dit-capitalisme est un système économique de classe, c'est-à-dire, en clair, qu'il ne fonctionne qu'au profit d'une seule classe d'êtres humains : une classe est, par définiton, un ensemble d'individus jouissant d'une propriété commune ; la dite- propriété est, sans jeu de mot, le droit de propriété des ressources naturelles qui sont la base de la production et, par conséquent, la base de la vie de tout homme ici-bas.

Ce système ne fonctionne qu'en faveur de cette classe d'hommes : quand les besoins de ces hommes sont satisfaits, l'économie du capitalisme s'arrête : c'est la crise. Et les autres alors, qu'est-ce qu'ils deviennent ? Eh bien , les autres, nous sommes en démocratie, n'est-ce pas, alors ils peuvent aller manifester, paisiblement et sans armes pour manisfester leur contentement de ce repos bien mérité que la crise leur apporte... Cela fera réfléchir les politiques et c'est tout ce que cette démarche donnera : les partis se rejetteront réciproquement la faute et tout rentrera finalement dans l'ordre (si l'on peut dire).

Le capitalisme est un désordre économique : la finalité naturelle de l'économie, c'est de satisfaire les besoins humains, tous les les besoins humains ; or, les économistes nous le disent, le capitalisme ne satisfait que les besoins solvables ; par conséquent, disent-ils, il faut, pour éviter les crises, adapter la production aux besoins solvables : c'est-à-dire, qu'il faut limiter la production, c'est ce que fait de mieux l'Europe avec ses quotas.

Comment voulez-vous que, dans ces conditions le monde tourne convenablement.

Mais, dit-on, il y a de gros intérêts en jeu ! Y a-t-il un plus gros intérêt que celui de l'humanité entière ?

11:23 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |