31/10/2008

Crise financière

Les banques sont en déroute : la principale banque du pays était, paraît-il, au bord de la faillite ! alors, Leterme, n'écoutant que son courage bien flamand, est sorti brusquement  de la léthargie qui le frappait depuis 21 mois, pour fonder, avec le néo-libéral profond qu'est Reynders, le néo-communisme : l'intervention à-tout-va du pouvoir politique pour nationaliser la dite banque.

Le titre de ce post est "crise financière" ; pourqoi financière ? parce que une observation très superficielle des faits nous montre que ce sont les banques qui y sont impliquées : on parle de "capitalisme financier", auquel succèdera vraisemblablement un "capitalisme éthique" ( ce sera quelque chose de curieux à observer !) ou pourquoi pas un capitalisme lunaire ou spatial tant qu'on y est. Cela montre l'ignorance totale dans laquelle on se trouve de ce que peut être l'économie et ses composantes.

Que faudra-t-il comme catastrophe pour que l'on comprenne enfin que le capitalisme est une monumentale erreur humaine.

A quoi sommes-nous donc soumis que nous devions endurer ainsi les assauts de "baisses de la conjoncture" ou les fantaisies de "la main invisible" d'Adam Smith ? Des mots "savants" qui ne veulent rien dire du tout.

De quoi donc devons-nous ainsi subir le joug ? Des affameurs du peuple de Marx, des milliardaires , des "patrons" ?

Non, du joug d'un petit article du Code civil : le 546 qui dit, entre autres choses qui ne sont que de peu d'importance, ceci : "la propriété d'une chose donne droit sur tout ce qu'elle produit..." Et alors ? Bonne question parce que cet article n'a jamais frappé aucun ci-devant docteurs en droit. Parce que l'économie, c'est pas leur truc ; ni les économistes, parce que le droit, c'est pas leur truc non plus.

Maix nous, c'est notre truc parce que nous savons des "choses" qu'ils ne savent pas ou ne veulent pas savoir, peut-être : nous savons par exemple, que le travail ne sert pas à gagner de l'argent (voir les politiques de l'emploi et l'activation des chômeurs ) mais qu'il sert à transformer les matières brutes de la nature en produits consommables qui ne servent pas à être vendus, mais à satisfaire les besoins humains. Donc la chose qui produit, ce sont les ressources naturelles de la planète.

Et ce petit article du Code civil nous dit que leur propriété donne automatiquement droit aux produits consommables qui sont indispensables à l'homme pour survivre, vivre et se développer. Marx s'est demandé comment les patrons arrivaient à détourner à leur profit le travail des "travailleurs" et il a cherché, en vain, la formule de la valeur-travail. Eh bien, herr Marx, allemand réfugié en Belgique pour échapper à la liberté d'opinion en vigueur dans son pays, ne connaisait certainement pas le Code civil.

Le capitalisme est, comme nous l'avons déjà dit, un système de répartition de la production basé sur le droit de propriété privée ; l'article 546 fait la répartition tout de suite, vite fait bien fait, la production appartient , de droit, aux  propriétaires des ressources naturelles et à leur sous-traitantss que sont tous les patrons de la Terre. En violation du droit naturel de tous les hommes à la vie et, par conséquent, aux moyens de vivre.

12:23 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2008

Rappel des fondamentaux de l'économie.

Les idées exprimées en ces temps de crise montrent que, dans ce domaine, on n'en est nulle part. Ces fondamentaux, sans lesquels il n'est pas possible de comprendre quoi que ce soit à l'économie, les voici :

     1) les hommes vivent sur la Terre

     2) où ils ne peuvent survivre, vivre et se développer qu'en utilisant les ressources que la planète met à leur disposition

     3) les hommes vivent en société

     4) les hommes travaillent  en société

     5) le résultat de leur travail sont les produits consommables

     6) du fait même que les hommes travaillent en société, ces produits consommables doivent être considérés comme un produit social car il est impossible de déterminer, sinon arbitrairement, la part exacte que chacun a prise à son élaboration , c'est un produit qui n'"appartiendrait" à personne sauf à la société ; mais ce n'est pas la société qui a des besoins, mais les hommes qui la composent : par conséquent, il est nécessaire d'individualiser ce produit social, c'est-à-dire de le répartir entre les hommes

     7)ceci nous montre que ce n'est pas d'argent dont les hommes ont besoin, mais de produits, que le véritable richesse qu'il faut produire et distribuer, ce n'est pas l'argent, mais les produits et les produits de la production finale, c'est-à-dire celle destinée aux individus.

     8) nos moyens techniques actuels nous permettent de produire à l'infini, ce qui n'est ni possible, ni nécessaire, mais de les produire en quantité suffisante pour satisfaire les besoins de tous les hommes

     9) ce que Jacques Duboin  reproche au propriétarisme (capitalisme), ce n'est pas de produire, mais de ne pas savoir distribuer ce qu'il produit, qu'il ne produit que par à-coups, non pas à cause d'une vague "conjoncture", mais parce qu'il ne produit que pour la seule classe minoritaire des propriétaires : les autres hommes sont instrumentalisés, en négation totale de leur nature qui est d'être des finalités en soi, et non de simples finalités d'usage qu'on rejette dès qu'on n'en a plus besoin

    10) le capitalisme est un mauvais choix humain, une mauvaise action humaine parce qu' en contradiction avec l'Ordre naturel : il est un désordre en soi qui ne peut amener que d'autres désordres qui culminent finalement dans la guerre, solution indigne d'hommes civilisés.

A bon entendeur, salut !

voir nos posts précédents: du 21 et 23/01/2005

12:21 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |