07/09/2008

Cahin-caha

Et le capitalisme de continue son bout de chemin cahin-caha : la croissance diminue, le pouvoir d'achat de même, on prévoit ou on ne prévoit pas de récession, le nombre de personnes qui se situent sous le seuil de pauvreté diminue, on est en train d'affamer les agriculteurs (un comble ! eux qui sont à la source de la nourriture de toute la société ) les syndicats veulent des augmentations de salaires, les patrons n'en veulent pas sous les prétextes le plus variés, etc... tous les intérêts des membres de la société sont divergeants.

Cahin-caha ! c'est comme çà et il faut bien le supporter "parce qu'il n'y a pas moyen de faire autrement" ! nous ne nous sommes pas encore départis de l'idée que l'économie est un phénomène naturel : le capitalisme est un phénomène naturel et contre un phénomène naturel, on ne peut rien faire. Et voilà pourquoi votre fille est muette !! Mais c'est quand même un phénomène naturel spécial parce qu'après 250 ans de science économique, on n'a pas encore pu dénicher l'ombre d'une loi naturelle.

Nous n'avons dès lors plus qu'à nous en remettre aux "idéologies" dont on dit qu'elles ont disparu : le libéralisme qui prône la diminution des charges de l'entreprise, donc de la sécurité des ouvriers et de leurs salaires ; de cette manière, elles pourraient investir, créer de l'emploi et le monde serait sauvé ; le socialisme qui rêve toujours d'un grand soir sans en rêver et qui, actuellement, comme tous les autres partis d'ailleurs, montre ses limites : l'emploi, augmenter le pouvoir d'achat, bref, manque de vision de l'avenir.

En face de ce vide, Jacques Duboin : le capitalisme est vaincu par l'abondance créée par le dévelopement des sciences et des techniques lors de la Révolution industrielle ; le capitalisme est donc un système dépassé, obsolète et il convient de le remplacer. Vous savez par quoi, vous tous qui me faites l'honneur de lire cette chronique.

Nous avons déjà signalé la richesse de sa pensée : il commence son livre "Libération" par ces mots : "si, dès qu'il apparu sur la Terre, l'homme....". En moins d'une dizaine de mots, il nous met devant deux réalités incontournables : la Terre et l'homme. Jacques Duboin a les deux pieds sur la Terre, il examine la réalité dans laquelle nous vivons : il fait de l'homme un acteur de l'économie, un acteur qui n'est pas seul, car il doit tenir compte de l'existence de la Terre, de la nature dans laquelle nous vivons. Plus loin, il dira encore : "..celui qui a demandé à son voisin de venir l'aider à dégager l'entrée de sa grotte obstruée par la chute d'un arbre, celui-là à inventé la coopération." C'est-à-dire qu'il a découvert l'efficacité de la société, société qui est un fait elle aussi car les hommes vivent et travailent en société. Quelle perte d'énergie vitale lorsque, comme le libéralisme le prône en glorifiant l'idividualisme, on ignore systématiquement ce dernier fait.

 

 

11:18 Écrit par abondanciste dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.