01/12/2006

Petit florilège des économistes

Ne dites pas "délocalisation", mais dites "mondialisation"Ne dites pas "des gens qui ont faim" mais dites " des gens dont la sécurité alimentaire est déficiente"Ne dites pas "maximiser les profits" mais dites "doper les gains de productivité".. Cette dernière perle est de Daniel Cohen, professeur de sciences économiques à l'école normale supérieure dans son interview du journal "Le Soir" du 24/11.Lorsque Jacques Duboin disait déjà en 1936 que le rôle des économistes était de jeter de profonds brouillard sur la réalité économique : rien de nouveau sous le soleil !! Hélas !!!Dans le même journal à la même page,Marc De Vos, professeur de droit social à Gand et à la VUB, nous dit aussi :... "Il est également trop aisé de mettre le triste sort de Volkwagen forest sur le compte d'une mondialisation effrénée. Grâce à la mondialisation, l'indutrie a pu générer d'immenses créations d'emploi dans des parties du monde qui, auparavant, connaissaient surtout des conditions de pauvreté amères telles qu'en Inde, en Chine, en Russie, au Brésil et en Europe de l'Est.... (Fin de citation)." Or, tout le monde sait bien que la population laborieuse dans ces divers pays connaît une situation proche de l'esclavage, mais les économistes croient volontiers qu'il suffit de créer des emplois pour que tout soit dit, ils ne se rendent pas compte apparemment que ce n'est pas d'emploi dont les hommes ont besoin , mais de produits consommables ; ils sont aussi éblouis par l'émergence de milliardaires dans ces mêmes pays, mais surtout dans les pays anciennement communistes où ils ont fleuri comme crocus au printemps et en un minimum de temps ; c'était pourtant l'occasion inespérée d'observer la formation d'aussi magnifiques revenus de façon que tout le monde puisse en profiter ; mais hélas, nous n'avons pas vu beaucoup de théories savantes à ce sujet, trop scabreux vraisemblablement ; mais n'est-ce pas une faute grave de la science que de couvrir par son silence de telles situations obscures ?Les "affaires" de Charleroi nous interpellent aussi et nous montrent que le véritable pouvoir n'est pas le pouvoir politique mais bien le pouvoir économique, c'est-à-dire le pouvoir des possédants (droit de propriété); ce qui est normal, car lorsqu'on voit l'évolution du pouvoir politique dans nos démocraties, on constate dans notre pays, le pouvoir a d'abord été censitaire c'est-à-dire que ne pouvait voter que ceux qui pouvaient payer le "cens" suffisamment élevé pour qu'il ne soit qu'à la portée des riches ; ce n'est qu'après la guerre de 1914 que le droit de vote est devenu universel ; mais nous avons tous pu consatater qu'aller noircir une case ne change pas grand'chose : le pouvoir a été et reste encore la défense des intérêts privés, c'est-à-dire ceux de la classe dominante.Un Français à écrit un livre intitulé "L'impossible droit social". En effet, nous avons déjà signaler précédemment que le Code civil, en ses articles 544 à 548, ne reconnaît qu'un seul droit, celui des propriétaires et que les autres sont laissés à l'arbitraire des propriétaires sous couvert de "la loi de l'offre et de la demande".Tout cela nous montre qu'il est temps qu'on change de régime économique et vous savez lequel.

17:33 Écrit par abondanciste dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |