15/07/2006

Le réchauffement climatique

Nous en avons tous vu à la télévision les conséquences désastreuses dans les régions du pôle Nord : dégel de la banquise, du permafrost, la disparition probable des ours blancs, l'arrivée de grandes quantités d'eau douce dans l'océan qui en menace le fonctionnement traditionnel, et d'autres encore.On attribue la cause de tout cela à la pollution : pollution industrielle,pollution à cause de la circulation automobile et d'une manière générale à l'activité économique humaine ; et l'on prie les Etats industriels surtout de modérer leurs émissions de gaz à effet de serre en diminuant celles-ci de tant de %. Passsons sur le fait que l'on peut acheter aux pays en voie de développement des "droits de polluer" dont on peut se demander quelle peut être l'efficacité eu égard au but recherché.Mais ne vaudrait-il pas mieux rechercher la cause profonde de ce réchauffement climatique ?En effet, les mesurettes que nous venons d'évoquer, si elles peuvent être utiles en ce sens qu'elles constituent un premier pas dans la bonne direction (prise de conscience), vont probablement se révéler impuissantes si elles n'atteignent pas la cause profonde. Celle-ci, à mon humble avis, est que notre activité économique est une atteinte à l'Ordre naturel( voir à ce sujet mon site http://home versateladsl.be/vt626039/econodet.htm ). L'ordre naturel est atteint lorsque toutes les finalités particulières de tous les êtres peuplant notre monde sont respectées ; ces finalités sont de deux ordres : d'usage et en soi ; dans notre monde matériel, il n'y a qu'une seule finalité en soi, c'est celle de l'homme ; toutes les finalités d'usage lui sont subordonnées et, de par l'ordre naturel, sont orientées vers le bien de l'homme.Si la finalité de l'homme n'est pas respectée, l'ordre naturel s'écroule, ce qui signifie que nous ne tarderons pas à voir apparaître des désordres, désordres qui ne peuvent aller qu'en croissant et en embellissant , car le désordre engendre le sésordre.La finalité en soi de l'homme n'est pas respectée lorsque l'homme est instrumentalisé, c'est-à-dire considéré comme un instrument aux mains d'autres hommes ; elle n'est pas non plus respectée lorsque les finalités d'usage sont egalement détournées de leur fin, c'est-à-dire de ce à quoi elles sont naturellemnt destinées.Or, la finalité de l'homme n'est pas respectée par le système économique appelé à tort "capitalisme",ou autrement dit propriétarisme. L'homme est instrumentalisé quand il ne retire pas de son travail la rémunération à laquelle il a droit ; il n'est pas respecté lorsque les ressources naturelles sont utilsées contre son bien comme le sont les armes dont on espère qu'elles ne serviront jamais et dont la finalté est de tuer des hommes pour le plus grand bénéfice de ceux qui les produisent, comme le sont les substances dont on retire la drogue qui plonge ceux qui les consomment dans un état qui conduit finalement à leur déchéance physique et morale, tout en enrichissant de manière scandaleuse les producteurs et vendeurs.Le propriétarisme est donc mal orienté : il constitue en soi un désordre qui ne peut qu'engendrer d'autres désordres qui déboucheront finalement dans des catastrophes qui, on peut le dire aujourd'hui, menace la vie même de l'humanité.Lorsque le désordre apparaît, il doit susciter une réaction immédiate de la part des hommes : c'est d'en identifier la cause et ensuite de prendre les mesures nécessaires pour y remédier.Quelle que puisse être l'opinion des économistes à ce sujet, le propriétarisme est le désordre par excellence de notre temps : il importe donc de lui substituer, dans les plus bref délais, l'économie distributive de l'abondance telle que l'a définie Jacques Duboin.

17:00 Écrit par abondanciste dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |