31/05/2006

L'extrme-droite

Les partis d'extrême-doite sont les feux-follets de la politique ; les feux-follets résultent de la combustion spontanée des gaz émis par les corps en décomposition ; si on les voit apparaître, on peut être sûr qu'il y a de la pourriture quelque part ; en l'occurence, elle ne peut se trouver que dans le corps social.Ces partis trouvent leur aliments dans les difficultés économiques : ce fut le cas le cas en Allemagne, lors de la Grande Crise de 1930, lorsque Hitler réussit à prendre le pouvoir : il fut démocratiquement élu par le peuple parce qu'il avait réussi à lui faire croire qu'il allait pouvoir le sortir de leurs difficultés. On sait ce qu'il en advint malgré certaines améliorations économiques ( par exemple,de grands travaux publics dotèrent le pays d'un réseau d'autoroutes unique en Europe) mais à côté de cela, quelle horreur ! la persécution des Juifs, leur élimination dans des camps de la mort et, l'horreur de la guerre de 1940 qui fit pas moins de 40 millions de victimes civiles et militaires. Ceci ne prétend pas être un cours d'histoire ; ce faits sont simplement rappelés pour montrer dans quels désordres peuvent s'égarer des politiques malsaines, qui ne respectent pas l'homme, tous les hommes, ou l'absence de politique qui crée un vide dans lequel peuvent s'engouffrer des partis totalement pervers.Nous ferions bien d'y réfléchir : nous nous trouvons en ce moment dans une situation économique difficile malgré que des indices fallacieux nous montrent une certaine croissance, malgré les délocalisations d'entreprises, la mise en chômage d'ouvriers et d'employés par des sociétés qui, par ailleurs font des bénéfices mirobolants, mais en a-t-on jamais assez ? un homme aurait dit jadis, en privé, qu'il avait enfin gagné son PREMIER milliard; donc, si c'était le premier, c'est qu'il avait bien l'intention d'en gagner encore beaucoup d'autre ; je m'étais dit, à ce moment-là, que si jamais il m'arrivait de gagner une telle somme, je louerais un grand coffre dans une banque et que je pourrais vivre pendant 500 ans en dépensant chaque année 2 millions, ou plus modestement 250 ans en dépensant 4 millions par année et s'il ne m'était resté à ce moment-là que , par exemple, 50 années à vivre, je pourrais dépenser 20 millions annuellement. Tout cela, pour dire que si l'on se met à amasser, il n'y a pas de limite à l'"avoir", au désir d'avoir et l'avoir ne procure ainsi qu'insatisfactionNous sommes dans une économie de l'avoir : poursuivez l'avoir et vous serez heureux ! Mensonge : ce n'est pas d'avoir qui rend heureux, mais d'être et l'acquisition d' un complément d'être se fait aussi par l'économie ; Bergson clôturait ainsi son livre "Les deux sources de la morale et de la religion" par ces mots : "Le monde est une machine à faire des dieux" soulignant ainsi le rôle indispensable du monde matériel dans la vie humaine.Mais encore faut-il que ce monde matériel soit accesible à tous les hommes, ce qui n'est pas le cas dans l'économie fondée sur le droit de propriété qu'est le capitalisme (propriétarisme).Le salut du monde passe, non pas par quelques-uns, mais par tous les hommes ; si nous négligeons cet aspect de la réalité, nous pouvons nous attendre à tous les désordres.Les hommes politiques du monde entier feraient bien d'y réfléchir sérieusement.

18:12 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.