26/05/2005

L'homme (suite 1)

Nous sommes donc dépendants 1) de notre propre nature - de notre corps quoi 2) de la nature (celle défendue par les Verts) 3) de la société.Ces trois réalités ne sont pas immobiles : être, c'est agir, dit-on en philosophie ; inutile de s'étendre sur ce sujet ; notre corps vit, donc il agit inépendamment de notre volonté : la digestion se fait sans que nous ayons à intervenir, de même notre transit intestinal qui sélectionne tout aussi automatiquement les nutriments, notre circulation qui va nourrir toutes les cellules, etc... activité donc de notre corps, mais activité automatique, c'est-à-dire une activité que nous subissons, donc dépendance à cet égard.Nous dépendons aussi de la nature : car c'est elle qui doit nous fournir tout ce dont nous avons besoin : le boire et le manger, l'oxygène que nous respirons, les matières premières de toute sortes qui nous permettront de couvrir notre nudité, de nous abriter des intempéries, de préparer nos aliments, de nous fournir aussi les aliments dont nous avons besoin pour nous donner les produits laitiers, la viande pour les protéines que nous ne savons pas fabriquer nous-mêmes, les végétaux dont nous nous nourissons. Et la nature, elle aussi, agit : la Terre tourne sur elle-même et nous donne ainsi la succession du jour et de la nuit, elle tourne autour du soleil et nous donne ainsi la succession des saisons, les végétaux et les animaux croissent et se multiplient ; mais il n'y a pas que cela : les progrès des sciences et des techniques nous ont démontré que les choses qui nous paraissent les plus immobiles sont la siège d'une activité frénétique.Nous dépendons aussi de la société : tout d'abord de nos parents sans l'amour desquels nous n'aurions même pas pu survivre, de la société tout entière pour notre éducation et notre instruction, la société des autres s'impose à nous, et les autres ne sont pas immobiles non plus : eux aussi, ils agissent et nous influencent.Tout ce qui précède ne nous donne pas encore une bonne idée de ce que pourrait être l'homme : ce n'est que la description du décor dans lequel nous sommes appelés, du fait de notre existence, à évoluer.Alors, que signifie toute cette agitation autour de nous ?Tout cela, ce sont des contraintes dont nous allons devoir tenir compte que nous le voulions ou non.(à suivre)

15:59 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2005

L'homme

Et l'homme dans tout ça ?L'homme c'est l'être le plus malheureux de la science ; il s'est oublié lui-même : il a, en effet, atteint un résultat brillant dans les sciences de la nature ; c'est un peu compréhensible ; en effet, nous naissons dans ce monde, nous sommes inconscients au moins deux années de notre vie, nous avons une très gentille maman qui nous dorl:ote, qui nous pouponne, un gentil papa qui s'en va dans la société pour gagner de quoi nous nourrir; nous vivons donc avec ce monde et il nous paraît très normal, il nous paraît évident que nous y vivions car, nous avons eu le temps de nous y habituer. Alors pourquoi nous poserions-nous des questions à notre propre sujet ? Certes, il y a bien des philosophes qui, de temps en temps, s'interrogent sur notre passé et notre avenir : d'où venons-nous et où allons-nous ? mais leur discours est généralement très difficile à comprendre et, finalement, ils n'intéressent pas beaucoup de monde; la matière est, en effet, difficile et notre pauvre langage doit être torturé pour exprimer des réalités qui échappent à nos sens.Mais parfois, il reste des traces de leurs réflexions. Ainsi en est-il de la "LIBERTE" ; l'homme est libre, dit-on. Libre de quoi ? Mais libre, c'est évident, c'est faire ce que l'on veut, quand on est libre, on peut tout faire. La liberté est un des chevaux de bataille de l'Occident : c'est l'argument qu'il a invariablement oppsé au communisme lorsque celui-ci menaçait de le submerger. Alors, qu'en est-il exactement ? Sommes-nous vraiment libres à ce point ?La réponse est négative : l'homme, au contraire est dépendant, très dépendant ; on a fait de l'homme un dieu, comme s'il était un absolu, comme s'il était tout-puissant ; la caractéristique qu'il aurait fallu mettre en avant, au contraire, c'est sa DEPENDANCE. Mais un homme dépendant, ce n'est pas très valorisant pour l'orgueil de certains : mieux vaut exalter sa liberté, c'est beaucoup plus porteur : vous voyez d'ici un candidat à la présidence des USA déclarer sur tous les tons à ses auditoires successifs : "Mesdames et Messieurs, vous êtes dépendants, très dépendants..." Il peut remballer ses caramels, il est foutu, i'n'passera pas ! nous sommes ainsi faits que nous n'aimons pas trop de regarder la réalité en face. Pourtant, c'est ce qu'il faut faire, car c'est la seule démarche valable de notre esprit pour nous conduire à la VERITE, la vérité qui, seule, peut nous donner une idée claire du monde dans lequel nous vivons ; en son absence, nous nous baladons en lui comme des aveugles et "si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous deux dans le même trou." (dans l'Evangile)Non, non, je ne vais pas vous faire de sermon. Tenez le coup, on va y arriver.Nous sommes donc dépendants : tout d'abord de notre propre corps que nous n'avons pas choisi : nous n'avons choisi, ni notre forme humaine, ni nos propres sens, ni nos différents organes, ni leur fonctionnement : nous devons faire avec, il n'y a pas d'autre solution pour nous ; ce n'est pas si terrible qu'il n'y paraît à première vue parce que, tout compte fait, nous ne sommes pas si mal faits que cela, n'est-ce pas ; notre constitution peut même susciter notre admiration, mais une admiration réaliste. Nous sommes aussi dépendants du monde dans lequel nous vivons: pour la même raison, c'est aussi qu'il nous est imposé : ce n'est pas nous qui l 'avons fabriqué, qui l'avons conçu, dont nous avons arrêté le fonctionnement ; tout comme notre propre corps, il s'impose à nous. Et, nous en sommes dépendants pour beaucoup de choses : pour le boire et le manger, pour nous abriter, pour nous protéger des intempéries, pour aller d'un endroit à un autre, pour respirer même car, par bonheur, il nous donne aussi de l'oxygène sans lequel nous ne pourrions vivre.Nous sommes même dépendants de la société : d'abord de la société élémentaire que constitue la famille : nous n'avons pas choisi nos parents, ni de naître dans un palais ou une chaumière, ni de naître en ville ou à la campagne, ni d'avoir tel ou tel maître, ni d'avoir tel ou tel entourage humain qui variera selon les ressources dont nos parents disposaient, par exempleNous sommes des esclaves alors ? Non plus. Mais nous verrons cela la prochaine fois. (à suivre)

17:45 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/05/2005

Comment établir ce système ?

Il n'y a pas 36 solutions : nous avons vu dans notre dernière livraison, que ce n'était en tout cas pas par la violence ; ce ne peut être que par la proclamation de la vérité par tous les moyens possibles et légaux ; en parler autour de vous, avec vos amis, intervenir éventuellement dans des conférences sur les sujets économiques, attirer l'attention de tous sur le fait que le système capitaliste devient impossible ; attirer l'attention sur le fait sur le fait que les économistes n'ont pas d'autre solution que de lutter contre l'abondance ; ce que la PAC (politique agricole commune de la CEE) fait d'ailleurs avec les quotas de toutes sortes qu'elle impose aux agriculteurs : quotas sur le lait, sur les céréales en imposant une jachère d'un dixième sur la surface cultivée ; naguère, elle avait des stocks de beurre, de viande, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, la mise en décharge de fruits et des légumes. Dans leur idée, il faut absolument maintenir en vie le systèmé capitaliste qui, laissé à lui-même s'effondrerait sous la pression de l'abondance comme ce fut le cas lors de la crise de 1930 ; ils sont donc forcés de pratiquer une politique maltusienne, c'est-à-dire faire régner la rareté car, c'est la seule solution pour maintenir la valeur financière ; si celle-ci s'effondre, tout le système capitaliste s'effondre et ils diront que les marchandises n'ont plus de valeur !!!! car, il est une valeur qu'ils ne connaissent absolument pas : c'est la valeur humaine !!! le blé qui n'aurait plus de valeur financière garde toujours pour ceux qui ont faim - et quels sont les hommes qui n'ont pas faim - une grande valeur, car il y va de leur vie, c'est la valeur humaine. Ce qu'on peut dire du blé, on peut le dire de tous les produits consommables, car tous ceux-ci nous aident dans notre vie de tous les jours : comparez seulement notre vie actuelle et ce qu'elle peut nous offrir avec celle que menaient les hommes des caverneset nul doute que vous serez convaincus que tous les produits que les hommes arrachent à la nature par leur travail ont surtout, même sous le régime capitaliste, une valeur humaine, parce que tous tendent à la perfection de l'homme, à charge pour celui-ci de bien les employer.Les économistes prétendent qu'on ne peut établir un paradis social sur un cimetière économique, mais ils ne sont même pas conscients du fait qu'on peut parfaitement établir un paradis économique sur un cimetière social, voyez l'époque de l'esclavage !! leur rêve, ce serait de rétablir cet "heureux système", heureux seulement pour une toute petite minorité. A nous, évidemmment, de les en empêcher : en n'étant plus dupes de leur science, de leur pseudo-science ; mais que voulez-vous ? ils occupent les chaires de l'université, ils se proclament docteurs en économie, ils reçoivent des prix Nobel, bref, ils occupent "l'intelligentia" ; les malins ce sont eux, ils sont appuyés par les syndicats, par les pouvoirs publics qui ne jurent que par eux puisqu'ils sont la SCIENCE ; et ils vous diront peut-être que quelqu'un qui se mettrait en tête de nier la loi de la pesanteur ou d'empêcher la terre de tourner autour du soleil, ne pourrait qu'être considéré comme n'ayant plus ses cinq sens ; il faudrait alors, leur répondre que ce n'est pas de cette science-là qu'on leur parle, mais de leur science à eux, et ce n'est plus tout à fait la même chose, contrairement à ce qu'ils croient : car leur science à eux, est une science humaine, c'est-à-dire l'étude d'un phénomène où l'homme est impliqué jusqu'au cou, ce qu'il refuse d'admettre car leur gourou, qui a vécu au 18ième siècle a déclaré que l'homme n'était qu'un élément perturbateur de l'économie et qu'il n'y avait qu'un seul élément actif, à savoir le CAPITAL, comme si le CAPITAL était capable de faire quelque chose tout seul. C'est de la folie furieuse que de prétendre une chose pareille.Encore un petit mot avant de terminer ce chapître : les abondancistes ne sont pas les seuls à proproser un "revenu social" - je ne sais même plus si c'est comme cela qu'on l'appelle - il y a même un parti, Vivant,(site sur internet) fondé par un milliardaire, qui le propose, mais sans dire qu'elle en serait la source ; il y a aussi un site intitulé "BIEN" qui fait de même depuis à peu près 25 ans : il réunit toutes sortes de gens bien, BCBG, mais en 25 ans, ils n'ont pas encore trouvé gran-chose. Jacques Duboin est le seul qui indique clairement comment "financer", où trouver l'argent pour ce faire : ce sont les produits consommables qui en sont la source pratiquement intarissable, car tant que les hommes travailleront, il y aura des produits consommables et donc, de l'argent pour les consommer.Dites donc, si vous me faisiez un petit commentaire de temps en temps ! Est-ce que le capitalisme serait " un mal qui répand la terreur, un mal que le ciel en sa fureur, inventa pour punir les crimes de la terre" ; qu'il soit la peste, c'est un fait ; mais je ne peux que répéter un cri que vous avez entendu à satiété ces derniers temps : "N'ayez pas peur" sinon nous sommes foutus !!

18:41 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |