15/04/2005

Pas par la violence !

Que le capitalisme soit un système violent, nous l'avons vu lors de la présentation précédente. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut essayer de s'en débarasser par la violence come Marx l'avait préconisé. Ghandi nous a montré le chemin en ce domaine : il a bouté les Anglais hors des Indes par la non-violence; plus récement, une révolution s'est opérée en Ukraine en suivant le même chemin.La violence est le domaine de prédilection du capitalisme, c'est son terrain privilégié et celui sur lequel il entraîne tous ses opposants: alors, il peut se prévaloir de leur désordre et faire intervenir les " forces de l'ordre", parce que légalement, il aura toujours l'ordre de son côté et les opposants par la violence, le désordre ; il n'y a rien de pire pour lui que la non-violence ; ceux qui ont vécu les événements de mai 68 le savent bien : la révolte des étudiants était pacifique, lorsqu'ils défilaient dans les rues de Paris , c'était pacifiquement ; la classe ouvrière était sur le point de les rejoindre dans leur mouvement et la situation devenait dangereuse pour le pouvoir ; alors, on a pu assister aux provocations de la police, les étudiants dans leur débandade se sont mis à jeter des pavés, à incendier des voitures et à partir de là, la bataille était gagnée pour le système en place.Il n'y a qu'un seul moyen de lutte efficace : c'est de montrer la vérité ! quelle vérité ? Lorsque le président Bush parle de ce que son pays représente "le bien", il ne fait que traduire la bonne conscience de l'Occident : ce n'est pas nous les mauvais, ce sont les autres ; l'Occident est le plus gros producteur d'armes dans le monde : on estime que le groupe militaro-industriel représente 10% de toute son activité économique, groupe qui constitue la condition sine qua non du maintien de son système économique ; il faut qu'il ait toujours des ennemis réels ou potentiels pour justifier son attitude de défense ; mais voilà que, contre toute attente, le meilleur de ses ennemis est tombé presque inopinément ; sale coup pour la fanfare, évidemment ; nous ne parlerons pas de l'Irak.Une civilisation digne de ce nom ne s'impose pas par la force des armes : elle s'impose par la conviction qu'elle engendre qu'elle est la mailleure.J'ai lu dans le temps une belle histoire à ce sujet, mais je ne me rapelle plus où : c'était une belle et bonne civilisation que détenait un certain peuple, mais ce peuple était lassé de la politique menée par ses dirigeants ; et voilà qu'un beau jour, ses voisins lui déclarent la guerre et menace d'envahir leur territoire : c'est en vain que les dirigeants essaièrent de mobiliser leurs citoyens : ceux-ci continuèrent imperturbablement leurs occupations et se laissèrent envahir ; mais leurs adversaires furent tellement séduits par leur manière de vivre qu'au lieu de leur imposer leurs conditions d'existence, ils adoptèrent au contraire le mode de vie des vaincus. Est-ce que ce n'est qu'une belle histoire ou a-t-elle réellement existé ? Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne à ce sujet, je lui en saurais gré.Il n'est pas difficile de montrer la mauvais du côté du capitalisme : il n'y a qu'à attirer l'attention sur les activités nuisibles aux hommes : la drogue, la traite des êtres humains, la guerre, la misère, et à constater qu'il rémunère grassement ces activités illicites ; que, par contre, les activités qui seraient favorables aux hommes comme soulager la faim dans le monde, guérir la lèpre, les maladies qui chez nous sont devenues bénignes mais restent très graves dans les pays en voie de développement comme la rougeole, par exemple, bref, tout ce qui peut constituer un progrès humains se heurtent à des impossibiltés budgétaires !Les altermondialistes nous disent qu'il y a moyen de faire la mondialiation autrement : ce n'est pas la mondialisation qu'il faut faire autrement, mais l'économie ! le capitalisme est devenu une économie obsolète, une économie d'un autre temps, c'est-à-dire une économie de la rareté alors que nous vivons une ère d'abondance !! il est donc plus que temps de lui sustituer une économie adaptée à ce temps nouveau, : l'économie distributive de l'abondance de Jacques Duboin.

17:44 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |