17/03/2005

Violence du capitalisme

Le capitalisme est un régime violent : cette violence se marque dans son principe même, le droit de propriété privée des ressources naturelles.Celles-ci, en effet, sont pour l'homme d'une importance vitale. Ce qu'on n'a pas encore compris à notre époque scientifique, c'est que l'homme vit sur la Terre, planète du système solaire, avec la conséquence logique qu'il DOIT nécessairement survivre, vivre et se développer avec les ressources que cette planète met à sa disposition ; il "doit" parce qu'il n'a pas d'autre solution. Le droit de propriété privée est comme nous l'avons déjà vu l'apanage d'une petite minorité qui finalement possède la totalité des ressources naturelles.
Quelle est la conséquence immédiate de ce droit ? C'est indiqué partout : "Propriété privée. Accès interdit." Donc, le droit de propriété privée empêche la majorité des hommes d'accéder à la nature dont les ressources sont pour eux d'une importance vitale : autant dire que la minorité des propriétaires détient la clef du garde-manger de la majorité des hommes ; c'est dire aussi qu'il détiennent, de fait, un pouvoir absolu sur les non-propriétaires, qu'ils en sont les maîtres absolus et qu'ils pourront donc leur imposer leurs conditions de travail, d'où la misère de la classe ouvrière au 19ième siècle et la misère actuelle des travaileurs chinois. Les partisans de ce système en font le paradis de la démocratie : en réalité c'est la plus abominable dictature qui se puisse concevoir : une dictature de la faim !!!! 
D'aucuns diront que le capitalisme n'est plus ce qu'il était : mais qu'y a-t-il de fondamentalement changé ? La propriété privée n'existerait-elle donc plus ? La tyrannie qu'elle exerce ne se manifesterait plus ?
Bien sûr que si, et tous les jours qui passent nous en apporte encore la preuve : on prive des gens de leur travail, des familles entières se voit privées de salaire, de moyens d'existence ; de moyens d'existence ? de moyens de vivre, de se développer ; mais, dira-t-on, ils auront des allocations de chômage qui leur permettront de survivre. Mais la mise au chômage n'est-elle pas un véritable attentat contre les personnes ?
Mais non, ce n'est pas un crime, n'est-ce pas : le patron est libre de prendre cette décision s'il n'a plus besoin de ces travailleurs et, en affaires, c'est bien connu, on ne fait pas de sentiment.
Qu'on ne se méprenne pas : je n'accuse aucun homme, ni les patrons, ni les milliardaires : il n'y a qu'un seul coupable : le système capitaliste ou plutôt, le système dit capitaliste, car après ce que nous avons vu jusqu'ici, ne faudrait-il pas l'appeler plutôt "propriétarisme" ? Car, il est bien vrai que si le patron ne prend pas cette décision, son entreprise sera peut-être vouée à la faillite et qu'il devra tout de même se séparer de ses travailleurs.
Ce qui montre que nous sommes tous liés en économie, non pas par des lois naturelles contre lesquelles nous serions impuissants, mais par des règles d'un système établi par des hommes, des hommes du passé, Aristote décrivait déjà ce système dans sa chrématistique, des hommes de bonne volonté mais qui n'en savait pas plus et qui, de plus, n'avaient jamais été confrontés avec le phénomène de notre époque, phénomène qui met à mal ces règles, qui rend obsolète le capitalisme, qui en fait le système d'une époque entièrement dépassée, à savoir l'ABONDANCE. Puissions-nous le comprendre à temps, sinon nous courons à la catastrophe.

18:03 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2005

S'foutent du monde ou quoi ?

Lu ces derniers temps (je ne sais plus où, vous savez pourquoi) "les Belges désertent (sic) la vie professionnelle à 58 ans". Dzernièrement du Gouverneur de la Banque Nationale: les Belges quittent la vie professionnelle... etc....Un beau jour, les quinquas se décident (en bloc, évidemment) à quitter les lieux, sans crier gare et sans même avertir leur patron : z'en ont marre, temps qu'on se repose!!! Et, sans doute, à la sortie de l'entreprise l'institution du chômage les attend pour leur distribuer leur C4 grâce auquel ils vont pouvoir toucher leurs allocations de chômage. Vous savez tous que c'est comme cela que ça se passe : c'est en tout cas, ce que suggèrent les termes employés: en effet, quand on désertent, on n'avertit pas ses supérieurs; ceux d'entre vous qui ont encore connu l'armée le savent très bien et savent aussi que l'acte de désertion ne se fait pas sans casse pour l'auteur; le terme "quittent" employé par le Gouverneur de la BNB est lus poétique, plus relax : les travailleurs se lèvent et ont ne les revoient plus. Monsieur le Gouverneur, ce n'est pas n'importe qui: c'est un économiste très distingué, et, tout le monde sait qu'un économiste très distingué est un savant en économie,, c'est-à-dire que comme tous les savants qui se respectent, il est partisan de la méthode de l'observation selon la brillante formule, "il n'est de science que d'observation". En l'occurence, il y a manifestement un manque total d'observation, car un simple minimum de cet exercice, lui aurait fait voir, à lui et à ceux qui ont vu les travailleurs déserter, que si les quinquas "abandonnent" le travail, ce n'est décidément pas par choix: c'est parce qu'on les a foutus à la porte avec leur consentement, bien entendu et en insistant quand même un peu; les entreprises avec l'aide du pouvoir ont, en effet, institué la prépension : il y en a parmi ces travailleurs des gens qui qui auraient volontiers continuer à travailler, mais leur entreprise a restructuré avec les conséquences que l'on saitAlors, s'il vous plaît, quand des personnages aussi importants prennent la parole qu'ils essaient au moins de savoir de quoi ils parlent!!Autre chose encore : dernièrement se sont déroulés pourpparlers entre syndicats et patrons pour établir une nouvelle convention sociale : échec parce que les patrons veulent la flexibilité, c'est-à-dire pouvoir imposer des heures supplémentaires comme ils veulent sans aucun contrôle : la mondialisation les fait phantasmer: regarder les Chinois, ça au moins ce sont des travailleurs : on les obligent à faire 16 heures par jour et il n'y en a aucun qui rouscaille, vous savez aussi pourquoi ; et alors, leur productivité est menacée, et leur rentabilité en baisse, alors qu'est-ce que vous attendez pour vous laisser tondre comme de gentils petits moutons, hein ? Et, attendu tous les précédents, pas question d'augmentation de salaires. Pas d'augmentation de salaires ? mais voilà que les premiers bilans apparaissent et les quelques exemples dont on disponse nous montrent des millions voir des de milliards d'euros de bénéfice. Pôv' patrons, va!! faudra organiser une collecte pour qu'ils ne soient pas obligés de rejoindre les malheureux SDF.On râle, ben évidemmment qu'on râle....voir le titre.

18:30 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |