23/01/2005

Le système capitaliste (suite)

On pourrait donc considérer que tout est en ordre : le prix de revient va aux non-propriétaires (la majorité) et le profit aux propriétaires (la minorité) ; en général, le prix de revient est plus important que le profit, donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme le disait Aldous Huxley.Impression fallacieuse : dans l'évolution économique, on peut distinguer deux périodes : la période de la rareté et une période d'abondance ; nous allons examiner comment fonctionne le capitalisme dans chacune d'elles.Dans la période de rareté d'abord : c'est celle qui a précédé la Révolution industrielle. Par définition, les produits sont rares ; les produits appartiennent d'office aux propriétaires ; quelle va être l'attitude de ceux-ci ? Dans cette période, l'agriculture occupe une place prépondérante : l'économie est essentiellement agricole ; prenons vraiment un étét de disette, de famine : les produits sont donc d'une importance vitale pour tous les hommes qu'ils soient propriétaires ou non-propriétaires. Les produits sont donc au mains des propriétaires ; quelle va être leur attitude ? Elle sera de garder pour eux la plus grande partie de la production; comment ? le régime capitaliste leur en donne la possibilité : il leur suffit, en effet, d'augmenter le prix de vente ; les non-propriétaires leur rapporteront tout l'argent qu'ils ont reçu en rémunération de leur travail, mais ils ne pourront acquérir qu'une partie infime de la production ; les propriétaires ne manqueront de rien quelle que soit la rareté des produits et ils pourront même se payer le luxe d' organiser pour" les malheureux" (que sont les non-propriétaires) une soupe populaire ! A la limite, dans une situation d'extrême urgence qui n'existe pas dans la réalité, mais seulement dans notre exposé afin de démontrer l'absurdité de ce système , dans cette situation donc, les non-propriétaires se contentent de rapporter aux propriétaires tout l'argent qu'ils en ont reçu sans rien recevoir en retour ; que faudrait-il en conclure ? Que les non-propriétaires ont été victimes d'une escroquerie !Cette situation extrême nous montre quelle est la vraie nature du système dit capitaliste : c'est une escroquerie monumentale, d'une escroquerie d'un genre particulier encore, puisque c'est une escroquerie protégée par la loi qui, par ailleurs, punit ce méfait. Ce qui importe aux propriétaires, c'est que leurs propriétés soient exploitées et leur donnent ainsi les produits nécessaires à leur existence et ils s'entendront parfaitement entre eux pour les échanger. Et l'argent ne leur sert qu'à une seule chose : à prélever sur le reste de la société un impôt de travail gratuit.Est-ce que la période d'abondance que nous connaissons actuellement va arranger les choses ? Non et l'Histoire est là pour le confirmer : le développement des sciences et des techniques va engendrer une production de masse, les besoins des propriétaires vont être rapidement satisfaits et des stocks vont s'accumuler ; les propriétaires vont décider de fermer tranquillement leurs entreprises, ils ont leurs stocks, ils peuvent tenir. Et les non-propriétaires que vont-ils devenir ? Ce n'est pas le problème des propriétaires : "ils sont libres de devenir ce qu'ils veulent, n'est-ce pas". Cynisme ? ou inconscience ? Non, égoîsme, moi je suis bien, que les autres tirent leur plan.Le capitalisme est un sytème économique de classe, c'est-à-dire qu'il ne satisfait que les besoins d'une seule classe , celle des propriétaires. Nous disions plus haut "le système dit capitaliste", car son vrai nom devrait êre "propriétarisme". Au mépris de la loi naturelle la plus élémentaire qui nous dit que les biens de la Terre sont destinés à tous les hommes.Le propriétarisme est une violation de la loi naturelle et, de ce fait, il engendre le désordre dont notre monde d'aujourd'hui offre le triste spectacle. Il convient donc d'en changer rapidement et d'adopter sans tarder l'"économie distributive de l'abondance", telle que l'a conçue Jacques Duboin. Sinon, le désordre dans le monde ne fera que ctroître et embellir et finira par nous détruire tous. Les économistes le savent d'ailleurs bien puisqu'ils disaient que "si on ne respecte pas les lois de la nature, celle-ci se venge". A bon entendeur, salut.Pour plus d'information voyez mon site : http://users.swing.be/sw102833/econodet.htm.

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21/01/2005

Le système économique capitaliste

Bonne et heureuse année à tous !Personne n'a encore pu (ou voulu) en expliquer le fonctionnement.Cet article sera donc une première mondiale car, tel est, en effet, son objet : expliquer le fonctionnement du système économique dit "capitaliste".Nous savons déjà par nos précédentes livraisons que le travail est l'économie proprement dite, qu'il est réalisé en coopération et que son résultat, c'est une masse de produits, masse qui doit être considérée comme un "produit social, c'est-à- dire une production qui est le résultat de l'ensemble du corps social sans que l'on puisse déterminer, sinon arbitrairement, la part que chacun a prise à son élaboration. Par conséquent, cette masse "n'appartient" à personne. La production ainsi considérée doit donc être individualisée, c'est-à-dire "attribuée" aux individus, car ce sont les individus qui ont des besoins que cette production est destinée à satisfaire.c'est là le rôle du système économique capitaliste ou pas : répartir la production.Le système capitaliste est un système de répartition de la production.Mais pour qu'un tel système puisse fonctionner, on doit disposer d'un "critère", c'est-à-dire d'un élément en fonction duquel la répartition sera effectuée.Quel est donc le critère du système capitaliste ?C'est le droit de propriété privée. Mais pas le droit de propriété que nous possédons tous, à savoir le droit de propriété des biens consommables, mais bien celui qui porte qur les ressources naturelles. Or, nous savons tous que ces dernières appartiennent à une petite minorité, soit environ 1% de la population.Une première conséquence du droit de propriété est indiquée partout : "Propriété privée. Accès interdit". Ainsi le droit de propriété des ressources naturelles interdit aux non-propriétaires (99%) l'accès à la nature ; or, la nature n'est pas seulement le beau décor qu'on chanté les poètes, n'est pas seulement un lieu qui doit rester propre comme le disent les écologistes, mais la nature est en fait d'une importance vitale pour tous les hommes. Et ceux à qui l'accès en est interdit sont virtuellement condamnés à mort, à mourir de faim et de misère.Le décor est planté, il n-y a plus qu'à faire venir les acteurs.Les propriétaires d'une part, possesseurs de toute la nature ; les non-propriétaires, virtuellement condamné à mort.Les propriétaires sont évidemment incapables d'exploiter seuls leurs immenses propriétés. Ils sont donc demandeurs de main-d'oeuvre : où vont-ils la trouver ? Mais chez les non-propriétaires : on voit tout de suite le rapport de force : les premiers possèdent tout et les seconds, rien du tout et ils sont placès directement dans une situation de détresse : il leur faut trouver à manger de toute urgence. par conséquent, ils sont prêts à traiter à n'importe quelles conditions, c'est-à-dire aux conditions des propriétaires : on sait ce que cela donne : la condition ouvrière au 19ième siècle et celle actuelle des travailleurs chinois astreints aux mêmes conditions : des horaires de travail inhumains et des salaires dérisoires, avec, en prime et comme conséquence pour les pays dits riches, la destruction progressive du tissu industriel qui ne pourra résister à la concurrence chinoise.Donc les non-propriétaires ont besoin de travailler et les propriétaires ont besoin de main-d'oeuvre ; tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.Les non-propriétaires travaillent et leur travail donne lieu à la production de biens consommables. A qui appartiennent -ils ? Aux propriétaires par droit d'accession en vertu duquel le propriétaire d'une chose reçoit la propriété de tout ce que la "chose" produit (Code civil articles 544 à 548)(à noter que c'est la chose qui produit, ce n'est pas le pauvre non-propriétaires qui s'esquinte et ruine sa santé, celui-là, malgré toute sa prétention, y n'fout rien, d'après la loi !). Donc le résultat du travail de la société tout entière appartient d'office aux propriétaires ! en conséquence, jusqu'à présent, les non-propriétaires n'ont encore rien. Mais ça vient : car le Code civil précise que les propriétaires doivent rembourser les "frais de semences et de labours" et cela, en plein XXIième siècle !!!. Nous dirons donc que les propriétaires doivent rémunérer les non-propriétaires qui ont travaillé pour eux. Comment les rémunèrent-ils ? Question superflue, tout le monde le sait : ils donnent de la monnaie, de l'argent pour parler comme tout le monde. Et les non-propriétaires ne sont toujours pas plus avancés, car que peuvent-ils faire avec de l'argent ?Pas le manger, en tout cas. Ils ne pourront en faire qu'une seule chose : aller acheter des produits consommables. Où donc ? Ben mi p'tit fi, réfléchis donc un peu : dans les grands ou petits magasins, voyons ! regrets, mais dans notre schéma, ils n'existent pas encore : nous n'avons en scène pour le moment que les propriétaires et lesnon-propriétaires; les premiers possèdent les produits que convoitent les seconds. Donc, c'est facile : ceux-ci n'ont qu'une seule possibilité : aller acheter les produits aux propriétaires ; avec quoi ? mais avec l'argent que les propriétaires leur ont donné en rémunération de leur travail ; cet argent représente le prix de revient de la production ; est-ce que les non-propriétaires vont pouvoir acheter la production à ce prix ? Evidemment non, car nous savons tous qu'il existe un prix de vente et que ce prix de vente = prix de revient PLUS le profit.Par conséquent, les non-proriétaires sont financièrement incapables d'acheter toute la production : il va donc rester aux mains des propriétaires, un solde de produits dont la mesure est le PROFIT.(la suite au prochain numéro.)

19:17 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/01/2005

La société

Nous avons vu que l'homme vivait en société, maiq qu'il ne faisait pas que vivre en société : il travaille aussi en société. La société fait que les hommes, de fait, travaille les uns pour les autres : les agriculteurs travaillent pour nourrir tout le monde en produisant, par exemple, du blé, les meuniers vont transformer ce blé en farine, les boulangers vont transformer cette farine en pain que les consommateurs, parmi lesquels tous ceux qui viennent d'être signalés, vont manger ; on pourrait continuer de la sorte avec les éleveurs de bétail dont les bêtes vont finir à l'abattoir, aboutir chez les bouchers qui vont les découper et les vendre à tous les consommateurs que nous sommes et cela quelle que soit la profession que nous exerçions ; autre exemple : les bûcherons vont abattre les arbres dont les troncs iront à la scierie dont il sortira des planches dont les menuisiers feront des meubles que tous nous achèterons pour équiper notre maison ou notre appartement. Et ainsi de suite : on pourrait suivre une filière semblable pour toutes les professions ; c'est ce que les économistes appellent la division du travail.Pour notre part, nous préférons appeler cela la coopération dans le travail. nous avons vu les contraintes sévères qui affectent le travail ; elles sont telles que nous avons dû conclure que l'individu isolé ne pouvait pas arriver à satisfaire ses besoins ; le principal bienfait de la société, c'est de libérer l'homme de ces contraintes : "Libération", titre d'un des livres de Jacques Duboin. Imaginons que nous devions aller chercher nos matières premières nous-mêmes, matières premières qui sont dispersées à la surface du globe et que nous devions en même temps nous soucier de faire pousser notre blé, d'élever nos animaux de boucherie, de faire notre pain, etc... Qu'est-ce que ce serait ? Mission impossible, impossible d'y arriver seuls. Et, en société , tout cela se fait d'une façon magnifique grâce, non pas de la division du travail, mais à la répartition des tâches c'est-à-dire à la coopération de tous ; et, mille regrets, mais il n'y a pas là de"main invisible" comme le prétend Adam Smith, mais le travail des hommes : travail intellectuel, travail manuel indisolublement lié, l'un ne va pas sans l'autre car notre intellect n'a pas prise sur la matière, ne peut pas faire se mouvoir cette matière.D'autre part, cette société établit des lois, des lois qui, en principe, définissent les droits de les devoirs des citoyens, pour éviter que ne règne la loi de la jungle, que ce ne soit la loi du plus fort qui prévale, pour éviter que l'injustice ne règne, pour que la justice triomphe. Justice ! le mot-clé de la démocratie. Comment définit-on la justice : c'est de rendre à chacun ce qui lui revient de droit. De quel droit ? de droit naturel c'est-à-dire du droit qui résulte de la nature même des êtres, en général des hommes, comme sont, par exemple, les droits de l'homme.En matière économique, cette question de la justice est particulièrement sensible : tout le monde veut "plus de justice" ; pas d'accord avec ce terme : la justice est ou n'est pas, c'est juste ou ce n'est pas juste, mais ce ne peut pas être plus ou moins juste.Qu'est-ce qui est juste en économie ?C'est ce que nous verrons dans une prochaine livraison.

17:17 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |