21/01/2005

Le système économique capitaliste

Bonne et heureuse année à tous !Personne n'a encore pu (ou voulu) en expliquer le fonctionnement.Cet article sera donc une première mondiale car, tel est, en effet, son objet : expliquer le fonctionnement du système économique dit "capitaliste".Nous savons déjà par nos précédentes livraisons que le travail est l'économie proprement dite, qu'il est réalisé en coopération et que son résultat, c'est une masse de produits, masse qui doit être considérée comme un "produit social, c'est-à- dire une production qui est le résultat de l'ensemble du corps social sans que l'on puisse déterminer, sinon arbitrairement, la part que chacun a prise à son élaboration. Par conséquent, cette masse "n'appartient" à personne. La production ainsi considérée doit donc être individualisée, c'est-à-dire "attribuée" aux individus, car ce sont les individus qui ont des besoins que cette production est destinée à satisfaire.c'est là le rôle du système économique capitaliste ou pas : répartir la production.Le système capitaliste est un système de répartition de la production.Mais pour qu'un tel système puisse fonctionner, on doit disposer d'un "critère", c'est-à-dire d'un élément en fonction duquel la répartition sera effectuée.Quel est donc le critère du système capitaliste ?C'est le droit de propriété privée. Mais pas le droit de propriété que nous possédons tous, à savoir le droit de propriété des biens consommables, mais bien celui qui porte qur les ressources naturelles. Or, nous savons tous que ces dernières appartiennent à une petite minorité, soit environ 1% de la population.Une première conséquence du droit de propriété est indiquée partout : "Propriété privée. Accès interdit". Ainsi le droit de propriété des ressources naturelles interdit aux non-propriétaires (99%) l'accès à la nature ; or, la nature n'est pas seulement le beau décor qu'on chanté les poètes, n'est pas seulement un lieu qui doit rester propre comme le disent les écologistes, mais la nature est en fait d'une importance vitale pour tous les hommes. Et ceux à qui l'accès en est interdit sont virtuellement condamnés à mort, à mourir de faim et de misère.Le décor est planté, il n-y a plus qu'à faire venir les acteurs.Les propriétaires d'une part, possesseurs de toute la nature ; les non-propriétaires, virtuellement condamné à mort.Les propriétaires sont évidemment incapables d'exploiter seuls leurs immenses propriétés. Ils sont donc demandeurs de main-d'oeuvre : où vont-ils la trouver ? Mais chez les non-propriétaires : on voit tout de suite le rapport de force : les premiers possèdent tout et les seconds, rien du tout et ils sont placès directement dans une situation de détresse : il leur faut trouver à manger de toute urgence. par conséquent, ils sont prêts à traiter à n'importe quelles conditions, c'est-à-dire aux conditions des propriétaires : on sait ce que cela donne : la condition ouvrière au 19ième siècle et celle actuelle des travailleurs chinois astreints aux mêmes conditions : des horaires de travail inhumains et des salaires dérisoires, avec, en prime et comme conséquence pour les pays dits riches, la destruction progressive du tissu industriel qui ne pourra résister à la concurrence chinoise.Donc les non-propriétaires ont besoin de travailler et les propriétaires ont besoin de main-d'oeuvre ; tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.Les non-propriétaires travaillent et leur travail donne lieu à la production de biens consommables. A qui appartiennent -ils ? Aux propriétaires par droit d'accession en vertu duquel le propriétaire d'une chose reçoit la propriété de tout ce que la "chose" produit (Code civil articles 544 à 548)(à noter que c'est la chose qui produit, ce n'est pas le pauvre non-propriétaires qui s'esquinte et ruine sa santé, celui-là, malgré toute sa prétention, y n'fout rien, d'après la loi !). Donc le résultat du travail de la société tout entière appartient d'office aux propriétaires ! en conséquence, jusqu'à présent, les non-propriétaires n'ont encore rien. Mais ça vient : car le Code civil précise que les propriétaires doivent rembourser les "frais de semences et de labours" et cela, en plein XXIième siècle !!!. Nous dirons donc que les propriétaires doivent rémunérer les non-propriétaires qui ont travaillé pour eux. Comment les rémunèrent-ils ? Question superflue, tout le monde le sait : ils donnent de la monnaie, de l'argent pour parler comme tout le monde. Et les non-propriétaires ne sont toujours pas plus avancés, car que peuvent-ils faire avec de l'argent ?Pas le manger, en tout cas. Ils ne pourront en faire qu'une seule chose : aller acheter des produits consommables. Où donc ? Ben mi p'tit fi, réfléchis donc un peu : dans les grands ou petits magasins, voyons ! regrets, mais dans notre schéma, ils n'existent pas encore : nous n'avons en scène pour le moment que les propriétaires et lesnon-propriétaires; les premiers possèdent les produits que convoitent les seconds. Donc, c'est facile : ceux-ci n'ont qu'une seule possibilité : aller acheter les produits aux propriétaires ; avec quoi ? mais avec l'argent que les propriétaires leur ont donné en rémunération de leur travail ; cet argent représente le prix de revient de la production ; est-ce que les non-propriétaires vont pouvoir acheter la production à ce prix ? Evidemment non, car nous savons tous qu'il existe un prix de vente et que ce prix de vente = prix de revient PLUS le profit.Par conséquent, les non-proriétaires sont financièrement incapables d'acheter toute la production : il va donc rester aux mains des propriétaires, un solde de produits dont la mesure est le PROFIT.(la suite au prochain numéro.)

19:17 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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