02/01/2005

La société

Nous avons vu que l'homme vivait en société, maiq qu'il ne faisait pas que vivre en société : il travaille aussi en société. La société fait que les hommes, de fait, travaille les uns pour les autres : les agriculteurs travaillent pour nourrir tout le monde en produisant, par exemple, du blé, les meuniers vont transformer ce blé en farine, les boulangers vont transformer cette farine en pain que les consommateurs, parmi lesquels tous ceux qui viennent d'être signalés, vont manger ; on pourrait continuer de la sorte avec les éleveurs de bétail dont les bêtes vont finir à l'abattoir, aboutir chez les bouchers qui vont les découper et les vendre à tous les consommateurs que nous sommes et cela quelle que soit la profession que nous exerçions ; autre exemple : les bûcherons vont abattre les arbres dont les troncs iront à la scierie dont il sortira des planches dont les menuisiers feront des meubles que tous nous achèterons pour équiper notre maison ou notre appartement. Et ainsi de suite : on pourrait suivre une filière semblable pour toutes les professions ; c'est ce que les économistes appellent la division du travail.Pour notre part, nous préférons appeler cela la coopération dans le travail. nous avons vu les contraintes sévères qui affectent le travail ; elles sont telles que nous avons dû conclure que l'individu isolé ne pouvait pas arriver à satisfaire ses besoins ; le principal bienfait de la société, c'est de libérer l'homme de ces contraintes : "Libération", titre d'un des livres de Jacques Duboin. Imaginons que nous devions aller chercher nos matières premières nous-mêmes, matières premières qui sont dispersées à la surface du globe et que nous devions en même temps nous soucier de faire pousser notre blé, d'élever nos animaux de boucherie, de faire notre pain, etc... Qu'est-ce que ce serait ? Mission impossible, impossible d'y arriver seuls. Et, en société , tout cela se fait d'une façon magnifique grâce, non pas de la division du travail, mais à la répartition des tâches c'est-à-dire à la coopération de tous ; et, mille regrets, mais il n'y a pas là de"main invisible" comme le prétend Adam Smith, mais le travail des hommes : travail intellectuel, travail manuel indisolublement lié, l'un ne va pas sans l'autre car notre intellect n'a pas prise sur la matière, ne peut pas faire se mouvoir cette matière.D'autre part, cette société établit des lois, des lois qui, en principe, définissent les droits de les devoirs des citoyens, pour éviter que ne règne la loi de la jungle, que ce ne soit la loi du plus fort qui prévale, pour éviter que l'injustice ne règne, pour que la justice triomphe. Justice ! le mot-clé de la démocratie. Comment définit-on la justice : c'est de rendre à chacun ce qui lui revient de droit. De quel droit ? de droit naturel c'est-à-dire du droit qui résulte de la nature même des êtres, en général des hommes, comme sont, par exemple, les droits de l'homme.En matière économique, cette question de la justice est particulièrement sensible : tout le monde veut "plus de justice" ; pas d'accord avec ce terme : la justice est ou n'est pas, c'est juste ou ce n'est pas juste, mais ce ne peut pas être plus ou moins juste.Qu'est-ce qui est juste en économie ?C'est ce que nous verrons dans une prochaine livraison.

17:17 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... un petit bonjour en passant et avec retard tous mes voeux pour une année heureuse

Écrit par : deborah | 12/01/2005

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