21/12/2004

Le travail

Le travail est une action de l'homme sur la nature en vue de transformer les matières brutes de celle-ci en produits consommables destinés à satisfaire les besoins humains.Telle est la définition vraie et véritable du travail : le travail est si important que, sans lui, rien ici-bas ne se ferait, sauf les processus naturels tels que la végétation sauvage, la pullulation des animaus sauvages, mais il n'y a rien là-dedans d'économique à proprement parler ; rien en tout cas d'intéressant pour l'homme.En effet, la nature, comme l'a bien dit J. Fourastié, est une marâtre pour l'homme : elle ne lui donne gratuitement que l'oxygène qu'il respire : tout le reste doit lui être arraché de vive force (Pourquoi nous travaillons ? Col. "Que sais-je?, PUF). De vive force, c'est le travail. Pourquoi l'homme doit travailler ? Pour gagner de l'argent ? Folie ! L'homme DOIT travailler parce que la nature est un amas de matières brutes qui, comme telles, sont inutilisables par l'homme. DOIT en majuscules : le travail est une obligation pôur chacun d'entre nous ; et la position capitaliste de dire que le travail n'est pas obligatoire est une idiotie de plus : le travail est une obligation naturelle, c'est-à-dire un obligation qui nous est imposée par la nature, parce que celui qui ne travaille pas, au regard de la nature, ne reçoit rien non plus ou, en d'autres termes, il serait condamlné à mourir de faim et de misère ; et s'il en est qui ne travaille pas,et qui vivent très bien, c'est que d'autres travaillent pour lui : il n'y a pas à sortir de là !LE TRAVAIL de l'homme est une activité complexe : il doit FAIRE agir les éléments de la nature. Comment agissent-ils ? Les sciences naturelles nous le disent : ils agissent toujours de la même manière, dans les mêmes conditions et, une fois que les conditions sont remplies, ils agissent automatiquement. 1ière condition pour un travail efficace : il faut CONNAÏTRE, SAVOIR comment ils agissent; ce sont les sciences naturelles qui nous le disent.2ième codition : ces éléments ne se trouvent pas rassemblés au même endroit : pour qu'ils puissent agir ensemble (conditions de leur action), il faut les rassembler, les manipuler, les transporter : c'est le travail manuel sans lequel rien ne se ferait ; donc le travail manuel est tout aussi important que le travail intellectuel et ne mérite aucunement l'espèce de mépris dans lequel on le tient parce que l'ouvrier n'a pas les mains propres, parce qu'il se salit, qu'il sue, etc.. ; en effet, les matières qu'il doit manipuler sont lourdes, pondéreuses, volumineuses, inertes et que l'ouvrier, pour remplir sa tâche, doit utiliser sa force physique ; mais celle-ci ne suffit plus, n'a d'ailleurs jamais suffit, car l'homme a toujours dû employer des "aides", comme le dit très bien Jacques Duboin, comme la traction animale, le courant d'une rivière, la force du vent et de nos jours, l'énergie du pétrole, de l'électricité, du gaz naturel, bientôt de l'électricité verte en remplacement de l'atome (?). En résumé , en travaillant, l'homme doit vaincre des contraintes naturelles sévères : le savoir, l"'énergie, le temps, l'espace à parcourir. Ces contraintes sont telles qu'un homme seul est incapable de les surmonter.C'est pour cette raison que l'homme vit en société, mais qu'il ne se contente pas de vivre en société, mais qu'il travaille aussi en société. Voilà qui démolit la conception libérale de l'individualisme. Et si l'homme travaille en société, il coopère avec ses semblables ; l'homme travaillant en société, cela s'appelle en langage normal : la COOPERATION. IL n'est dès lors plus aucunement question de DIVISION du travail.

17:07 Écrit par abondanciste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/12/2004

Dans la dernière livraison, nous avons examiné plusieurs c

Dans la dernière livraison, nous avons examiné plusieurs cas de besoins spécifiques ; la liste n'en est pa exhaustive et, si vous le voulez, vous pouvez en chechez d'autres vous-mêmes à titre d'exercice. Aujourd'hui, nous allons répondre brièvement - c'est tout ce qu'on peut faire sur ce sujet - à une question que vous vous êtes certainement posée : "- Et la science économique, qu'est-ce que vous en faites ?"Jacques Duboin lui donne une réponse catégorique : de même, écrit-il en substance, que l'alchimie a précédé la chimie, ainsi la science économique aura précédé le socialisme ; par socialisme, il n'entend pas le parti du même nom avec lequel il n'a strictement rien à voir, mais une science qui tiennent compte de l'homme et de la société ainsi que de leur rapport avec la nature. Le père de l'économie politique, Adam Smith (18ième siècle) est descendu dans une usine pour OBSERVER le travail ; de là, son appellation de "père de l'économie politique" ; parce que pour l'économie politique ou la science économique, il n'est de science que d'observation ; car, il en est ainsi de toute science, sans autre justification : pour faire de la science économique donc, il faut observer ; observer quoi ? Mystère et boule de gomme ; ben, l'économie quoi ! c'est quand même pas difficile à comprendre, vous êtes bouché ou quoi ? Mais l 'économie qu'est-ce que c'est ? Alors là, difficile à dire : c'est un phénomène complexe, dit-on, pour s'excuser de ne pas en savoir plus. Donc, il faut observer quelque chose dont on ne sait pas ce que c'est.Revenons alors à notre père spirituel : qu'est-ce qu'il a vu dans son usine, une manufacture d'aiguilles et d'épingles : il a observé le travail, c'est-à-dire LE MODE DE FABRICATION des aiguilles et épingles ; pour lui, le travail, ce sont les aiguilles et les épingles qui se construisent. Mais, il a oublié le pauvre "con" qui accomplit le travail, à savoir l'homme, le travailleur ; il a donc introduit le mépris de l'homme qu'il traite par ailleurs d'"élément perturbateur des lois de l'économie". Ses disciples, dont on peut se demander combien d'entre eux ont suivi son exemple et sont descendus dans une usine pour voir ce qui s'y passait, ont sauté à pieds joints dans le train en marche : eux non plus, ne parlent pas de l'homme. Adam Smith s'y est quand même intéressé quelque peu : pour signaler que plus longtemps un ouvrier faisait le même travail, et plus il devenait habile et plus son rendement s'améliorait : ce qui fait, qu'involontairement, il a créé le concept de l'homme-machine ; concept qui est très en vogue de nos jours : tout d'abord, tout le monde sait que, en affaires, on en fait pas de sentiment, que quand une machine n'est plus suffisamment rentable, on la jette (chômage) et qu'on se dirige vers des endroits ( délocalisation ) où la machine coûte moins chère (cad où règne encore l'eslavage) et tout cela nous donne des merveilles de science économique, présentées comme des lois naturelles, comme Vilvorde, bientôt Splintex et bien d'autres passées et à venir. Délocalisation qu'on a promptement rebaptisé mondialisation, ce qui est un plus beau terme qui fait beausoup moins désordre ; l'auteur de cette trouvaille recevra probablement un de ces jours le prix Nobel pour grand service rendu à la science !!! Mépris de l'homme donc érigé en système. Mais l'homme, ce n'est pas l'affaire de la science économique, c'est l'affaire des sciences humaines. Très drôle !! La nature n'est pas non plus de son ressort: n'ya-t-il pas en effet, de nombreuses sciences qui s'en occupent . Re-drôle !! Mais d'où proviennent donc les matières premières d'où l'on tire les produits consommables et comment les transforme-t-on ? Bah ! si l'homme n'est pas intéressant, on ne voit pas pourquoi on s'intéresserait d'aussi près à ce qui peut satsfaire ses besoins : l'essentiel de l'économie, c'est le "bizzeness", car disait un de nos anciens ministres, "on ne peut pas établir un paradis social sur un cimétière économique", mais l'inverse peut très bien se faire : on peut très bien établir un paradis économique sur un cimetière social : il n'y a qu'à rétablir l'esclavage et là, c'est du garanti sur facture, le capitalisme sera on ne peut plus florissant ; ne l'était-il point d'ailleurs au 19ième siècle ?Nous allons nous arrêter ici parce que nous avons signalé les principales lacunes de la science économique, ce qui ne fera réfléchir personne peut-être mais il était quand même bon de le dire. Et vous serez d'accord avec moi que de telles considérations ne pourront jamais figurer dans une revue d'économie politique, car ce n'est pas "scientifiquement correct" ; et puis, chacun à sa chapelle à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux. Qu'on se rappelle cependant ce qu'un personnage infiniment plus grand qu'Adam Smith a dit : "Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous deux dans le même trou." Au vu du désordre qui s'étend de plus en plus dans le monde, ce serait peut-être le moment d'y réfléchir sérieusement.

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